Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous ô visiteuse et visiteur unique, je vous présente, ce soir la photo d'un curieux tableau exposé à la " Alte Nationalgalerie" de Berlin, dans la fameuse ile aux musées, située il y a quelques années dans le Berlin Est, démocratique et , bien sûr, populaire.... Cette oeuvre , dont j'ignore l'auteur ( quelqu'un ou quelqu'une aurait-il des renseignements précis sur l'artiste?) est vraiment singulière, chargée sans doute d'une autodérision involontaire puisqu'il s'agit d'une scène représentant des militaires prussiens occupant un appartement parisien durant la guerre de 1870.
Ainsi que le font les soudards de tous pays s'installant en pays conquis ( malheur aux vaincus...) chacun en prend à son aise, foulant de ses bottes souillées de terre les délicats tapis du salon, sous les yeux atterrés de la servante et de la fillette de la maison, serrées de près par un ulhan.
Sous la culotte de peau bat un coeur délicat et l'artiste assis sur une chaise dorée à l'or fin joue sans doute, un prélude romantique qui semble ravir son camarade debout près de lui. Derrière, près du paravent, un autre savoure,peut-être, le verre à la main, un de ces vieux cognacs de derrière les fagots qu'il a dut dégoter dans un placard de la cuisine . Plus pragmatique( est-ce un volontaire désigné d'office ?), un soldat, qui a tombé la veste et s'est mis à l'aise, entreprend de faire une bonne flambée dans la cheminée, répandant sans états d'âme branchages et cendres sur le tissu de soie du Boukhara à moins que çà ne soit un Chiraz, peu importe....
Alangui dans le fauteuil crapaud ,celui qui semble être un officier prend toutes ses aises appréciant après être allé au feu, la chaleur bienfaisante de l'âtre.
Tirant sur sa bouffarde, vêtu de sa belle veste rouge à brandebourgs, celui là préfère, après s'être gelé les fesses sur les champs de bataille, se les griller en tournant le dos aux flammes.
Pour que le tableau soit parfait il ne manque que la présence de Baudelaire clamant : là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté ( alors là ,ce sera pour plus tard ! sachons savourer l'instant présent....)
Vendredi après-midi, en compagnie de Marie-France et Jean-Claude nous sommes allés voir le site des rochers sculptés à Rotheneuf. Première surprise : comment se fait-il que pour visiter un lieu situé sur l'espace publique, il faille payé un droit de passage, quand est-il de la loi littorale ? nous ne sommes quand même pas en région PACA,contrée bénite des passe droit, magouilles et abus de toutes sortes...
Redécouverte interessante ( je n'étais plus revenu sur les lieux depuis une éternité) j'imagine le travail acharné de l'abbé Fouré, isolé du monde par son handicap ( il était devenu muet après une attaque cérébrale ) retraçant dans la roche l'épopée de la terrible famille des Rotheneuf.
Le site est particulièrement escarpé et l'étonnement est grand en voyant des visiteurs s'aventurer sur les pentes, chaussés de tongs, sans parler des enfants en bas âge gambadant quasiment sans surveillance au risque de chuter et de se blesser grièvement et peut-ètre pire...
Plus tard , par la route côtière nous gagnons cancale où nous assistons au défilé quasi sans fin des tracteurs tractant des remorques chargées d'huitre. La marée est basse et on peut voir toute l'étendue des parcs et apercevoir au loin la silhouette du Mont Saint Michel.
Le soir, après le repas, visionnage d'un film datant de 2009 " Envoyés très Spéciaux" interprété par Gérard Lanvin et Gérard Jugnot et réalisé par Frédéric Auburtin. Certe ce n'est pas un chef d'oeuvre impérissable mais il est bon parfois de rire sans arrière pensée, car rester durant près de 2 heures devant son écran , dans un état second, peut ètre une dure épreuve s'il faut suivre l'odyssée palpitante de deux personnages, seuls dans une pièce et débattant du sens de la vie. Parfois, il est vrai il y a une séquence action, l'un des deux se lève, gagne la cuisine et revient muni d'une cafetière, s'assoit à nouveau, verse du café à son comparse et reprend le fil de ce dialogue d'une haute portée philosophique....
Dans le cas présent rien de tout çà et l'on savoure les situations invraisenblables ( quoique...) les bidouillages et l'énorme esbrouffe montée par nos deux "héros"Franck Bonneville,(Gérard Lanvin) grand reporter dans une radio d'infos et Albert Poussin ( Gérard Jugnot) technicien son ,doivent partir en reportage en Irak. Tout est prèt : ordre de mission, matériel, argent liquide pour les frais divers ( et l'achat des billets d'avion)
Malheureusement le destin verse du sable dans les rouages: la femme de Poussin lasse de ses absences continuelles consécutives à sa profession le quitte après avoir fauté avec Franck, séducteur professionnel jouissant d'une grande popularité auprès des auditeurs et surtout des auditrices....
Poussin qui a préparé une lettre pour sa femme, lui demandant de revenir, renonçant à son projet, il jette l' enveloppe dans une benne à ordure mais comme on lui avait confié l'argent liquide , en pleine confusion, il se trompe et jette l'enveloppe contenant l'argent liquide et ce n'est qu'à l'Aéroport que tous les deux s'apercoivent de la bévue: plus d'avion, plus de reportage, ils se retrouvent dans l'hamman d'un ami à Barbès et là commence l'imposture.
Poussin, technicien confirmé monte un système basé sur les transmissions satellite et chaque jour, se renseignant auprès des télés arabes pour avoir des informations crédibles, Bonneville passe à l'antenne relatant " à chaud " l'intensité des combats et les états d'âme de la population.Bientôt la situation devient intenable et ils sortent le grand jeu : ils se font filmer enchainés, prétendant être otages d'une faction armée et passe la vidéo Sur Al Jazira. Aussitôt une formidable campagne de solidarité est lancée ( allusion à Bettencourt ) leurs portraits géants sont accrochés partout et passant à la vitesse supérieure, la femme de Poussin met en route une collecte de fonds pour aider à leur libération.
Cette fois çi s'en est trop, tous deux décident de se rendre réellement en Irak,pour l'argent, pas de problème: le trésor récolté par la femme de Poussin. et renfermé dans un coffre dont Albert connait la combinaison .Pénétrant en pleine nuit dans la maison du technicien ils sont surpris par l'épouse, avaouent tout et gagne l'Irak. Une fois arrivés là-bas, ils tombent dans un guet-apens et deviennent réellement otages. Par un concours de circonstances favorables et inespéré ils s'évadent, échappent aux tirs et trouvent enfin refuge auprès des militaires américains dans un point de contrôle.
Revenus en France par avion spécial ils sont accueillis en héros .Poussin retrouve une épouse un peu honteuse et repentie et Bonneville reprend ses reportages aux quatre coins du monde;
A priori ces aventures peuvent paraitre inconcevable mais dans le passé il y a eu des exemples de bidouillages qui ont failli réussir : la fausse interview de Castro par PPDA et, lors de la révolte de Budapest en 1956 il y a eu le cas de ce reporter radio, coincé en Autriche, la frontière étant fermée ,qui commenca son reportage, avec en bruit de fond le grondement des roues d'un train sur les rails , passant à proximité : Tandis que je vous parle depuis Budapest on entend le bruit des chenilles des chars soviétiques roulant sur les pavés...curieux n'est-ce pas ?
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE:
Boulanger : ( CAP de ) : comme bac tout mie Foot ( hooligans) : Ouais ! stade story !
Chien ( de barbare ) : Os trop gros Ivresse ( révolutionnaire): Car ma gnôle....
Jules Renard : ses pièces interessent les habitués du poulailler
Agricultrice : Dame de trèfle Ecrivain ( naturaliste ) : qu'est-ce qu'il fait ce zozo là ?
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard