Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à toi ô impavide et fidèle visiteur ( visiteuse? yes ! my girl friend ! )
Pour accompagner ce dessin de Sempé, tiré du New Yorker, un morceau interprété par ClIfford Brown, comète jazzistique, disparue dans la fleur de l'âge.
Enfin ! l'an nouveau est là avec son cortège d'espoirs de toutes sortes. Marie et votre serviteur nous voici de retour à Saint Malo et les derniers cadeaux ont été offerts et divine surprise Marie m'apporte ce bouquin que j'avais déjà repéré : Sempé à New york, splendide recueil des dessin parus depuis 1978 dans le "New Yorker " ce monument unique dans la presse mondiale qui ne publie en couverture qu'un dessin, et en pages intérieures des textes des plus grands écrivains du moment.
Marie-France, elle m'offre le double DVD des " Barbouzes " et des "Tontons Flingueurs " hommage au talent de Lautner et à la verve sans pareille de Michel Audiard, films remastérisés de façon magistrale.
Donc, de retour hier soir, je m'offre ce plaisir tout particulier : revoir ce film, connu, archiconnu, mais dont je ne me lasse pas " Les Barbouzes " Déconnade époustouflante servie par une sélection d'acteurs hors norme : Bernard Blier en ecclésiastique sirupeux à souhait, Françis Blanche en agent soviétique retors et sournois, Lino Ventura agent de la DST en brave gars le coeur sur la main mais au coup de poing facile.
Le regretté Jess Hann participe à ce délire, caricature de l'amerloque imbu de sa personne, persuadé que les States sont les anges gardiens du monde libre, affrontant les diaboliques rouges et surtout convaincu que le dollar est le maître du monde ( comme les choses changent....) Ancien joueur de football américain, plusieurs scènes lui laissent toute liberté de se défouler dans d'homériques bagarres qui mettent à mal gueules et mobilier.
Bien sur, il y a la pin up de service , objet de convoitise (car son défunt marchand d'armes de mari lui a légué des documents de la plus haute importance....) et elle est incarnée par Mireille Darc, fausse ingénue qui manipule, mine de rien tout ce petit monde. Des robes, très succintes mettent en valeur ses rondeurs et appas et elle passe insouciante et légère, semant le trouble chez ces maniaques du silencieux , de la dynamite et du poison foudroyant....
Avalanches de situations burlesques, répliques succulentes et bons mots égrenent cette histoire totalement délirante, mais qui s'en plaindrait....
Sempé, dans un domaine tout autre est véritablement le prince du dessin d'humour, humour délicat et poétique à cent lieues de la lourdeur éléphantesque d'un Siné qui n'a pas évolué depuis les années cinquante, maniant un anticléricalisme primaire, datant du petit père Combe, au début du 20ème siécle lorsque, dans les milieux anars on bouffait du curé à chaque repas ( et même entre....)
Sempé lui, note avec délectation et tendresse, les petits travers de ses contemporains, les snobismes des milieux artistiques ou intellectuels, le tout distillé avec un grand art et une science du graphisme et un choix des coloris sans rival.
Que de découvertes et redécouvertes dans cette bible où fourmillent tant de personnages attendrissants livrés à leurs petites manies touchantes. Je découvre qu'une large part est faite aux musiciens , que ce soient des gamines débutantes ou des adultes chenus voués tout entier à leur passion,jazzmans ou musicines classiques.
Délicieuses explorations dans les coulisses des concerts et du petit monde de la danse et, ô surprise, de charmants croquis intimistes de chats saisis à leur insu.....
PIERRE DESPROGES, LE PETIT REPORTER : LE RETOUR ( ET IL LE VAUT BIEN...)
Clara, une petite poule rousse d'un élevage du Sussex, a pondu un oeuf géant dont la coquille était toute noire. Considérablement impressionné par cette découverte, le propriétaire de Clara a mis l'oeuf dans une casserole avec de l'eau. Au bout de dix minutes, il a obtenu un oeuf dur. Noir.
Il vient de s'ouvrir , à Los Angeles, une académie de lutte par cours du soir, où, pour l'équivalent de cent cinquante Francs, les étudiants peuvent se mesurer, à mains nues avec des monitrices nues. Le directeur de l'établissement affirme sans rire qu'il l'a crée " par amour du sport, et en hommage à l'ancienne Egypte."
Après que les membres du jury lui eurent énergiquement lavé la trogne pour vérifier qu'il n'était pas un imposteur, Carl Murton, 10 ans, heureux mais lessivé, a battu le record d'Angleterre du pointillisme, avec 2023 taches de rousseur sur sa frimousse.
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard