Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, aujourd'ui une toile datant des années quatre vingt baptisée " la plage de mon enfance" huile 92x60.
Je viens de commencer la lecture du "Dictionnaire des provocateurs " de Thierry Ardisson, Cyril Drouhet, Joseph Vebret, édité chez Plon.L'ouvrage débute par une biographie express consacrée à l'Abbé Pierre qui,immanquablement figurait en tête des sondages des personnalités préférées des Français. Destin singulier que celui de ce rejeton de la bourgeoisie Lyonnaise,qui, bien qu'ecclésiastique s'est souvent démarqué de la hiérarchie catholique, en étant favorable au mariage des prêtres et en s'interrogeant sur le rôle de Marie-Madeleibe auprès du Christ.
Antonin Artaud suscite bien des interrogations, atteint de troubles psychiques et syphilitiques il a flirté brièvement avec le groupe surréaliste et lui le rebelle n'a pas supporté l'autoritarisme dogmatique d'André Breton.J'ai appris avec stupéfaction qu'il a subi 58 séances d'électochocs à l'hôpital de Rodez, comment sortir indemne d'un tel traitement ? esclave de ses hallucinations il a malgré tout renouvellé le théâtre en privilégiant la mise en scène.
Jean-Christophe Averty génial brasseur d'idées a vraiment innové dans le secteur télévisuel en utilisant la vidéo , le détournement d'images, c'était aussi un amateur de Jazz , un érudit, un puit de science, exhumant sur "France-Culture,dans son émission "Les cinglés du Music-Hall",des chanteurs de blues tombés dans l'oubli ou quelque trompettiste des années trente, totalement inconnu du grand public.
En ce qui concerne le choix de Laurent Baffie je suis un peu dubitatif, ses collaborations avec Ardisson doivent justifier sa présence dans le livre, le style caca boudin prout mérite-t-il un tel honneur?
Par contre les trois pages consacrées à Brigitte Bardot sont pleinement méritées, voilà une femme, qui dès ses débuts a vécu sa vie de femme sans se soucier des Quant dira -t-on, n'hésitant pas à formuler ses opinions sans circonvolutions et s'engageant totalement dans la lutte pour la défense des animaux, et quelle carrière extraordinaire ! connue dans le monde entier ! (le ministre des finances du Général De Gaulle,Pinay avait déclaré qu'elle rapportait plus de devises à la France que la régie Renault!)
Implacable destinée que celle de Charles Baudelaire archétype du poète maudit, ses "Fleurs du mal" connurent un accueil mitigé auprès des critiques avant que la justice par sa condamnation de l'ouvrage ne mette un terme à sa divulgation.A 43ans en 1864, réfugié à Bruxelles , couvert de dettes son apparence est celle d'un vieillard, il est loin le temps du dandy arbitre des élégances...il finira hémiplégique ne pouvant plus ni parler ni écrire, terrible déchéance ! la gloire ne viendra qu'après sa mort et il sera même victime d'une imposture, Emile Zola, manipulé par un proche présentera des inédits du poète, grossière contrefaçon.
Autre destin hors du commun, celui de Giacomo Girolamo Casanova qui sera au gré de ses aventures: violoniste, escroc, écrivain, espion et laissera un nom devenu commun, synonyme de séducteur, d'amant d'exception, jouisseur sans scrupules.Il sera le seul à réussir cet exploit, après deux ans de détention : s'évader de la prison des plombs, située près du palais des Doges, sous les toits et où il est impossible de se tenir debout. Sa réputation sulfureuse le suivra partout en Europe qu'il sillonne en tous sens.
Ecrivain de génie Louis Ferdinand Céline né Destouche suit une scolarité médiocre et devance l'appel à l'âge de dixhuit ans, en 1912, deux ans plus tard il sera de ces cuirassés inconscients et héroïques, chargeant au sabre l'ennemi sous le feu des mitrailleuses, il aura même l'honneur de la première page se " L'Illustration"et sera décoré de la croix de guerre,blessé au bras droit, hospitalisé, il gardera une profonde aversion pour la guerre.
Plus tard il exexcera divers métiers et lui qui n'avait que le Certificat d'Etudes, passera le bac avec succès et préparera des études de médecine.
Mais l'évènement qui le fera connaitre ce sera la parution de " Voyage au bout de la nuit " son oeuvre maîtresse, récit halluciné, bouleversant ,condensé de la destinée humaine, prose inspirée au style inimitable ( que d'aucuns ont tenté de s'approprier sans succès...) remixage du parler populaire revu par un virtuose de la langue.Présenté comme favori pour le prix Goncourt ce sera finalement un écrivaillon de deuxième zone qui sera couronné, il n'obtiendra que le prix Renaudot...déjà la cabale des littérateurs médiocres agissait et le poursuivra sa vie durant, ses pamphlets dont le fameux "L'école des cadavres "pacifiste et antisémite" apportèrent de l'eau au moulin de ses détracteurs et renforcèrent son sentiment de rejet et sa rage vindicative, ruminant son amertume il mourut en 1961 dans son pavillon du Bas Meudon.
Jeudi, sur France 3 diffusion du film emblématique de Sergio Léone:" Le Bon, la Brute et le Truand" datant de 1966.Il me souviens qu'à l'époque les critiques de cinéma firent la fine bouche et collèrent à ce genre de films l'étiquette qu'ils devaient jugée infamante de " Westerns spaghettis"" Finalement cette appellation serait plutôt considéré actuellement comme un diplôme d'honneur.
Dès les premières images le ton est donné et l'on découvre tout ce que le cinéaste Italien a apporté comme innovations en pulvérisant les codes du Western classique qui à cette époque ronronnait dans les poncifs et le conformisme esthétique.Les cadrages , les gros plans des visages , les personnages perdus dans l'immensité des paysages grandioses, d'emblée le spectateur est embarqué dans ce récit baroque qui se déroule dans une Amérique baignant dans le tumulte de la guerre de Sécession.
Sous des dehors légers le film aborde, sans en avoir l'air des thèmes graves, telle la séquence ou Blondin( Clint Eastwood) et Tuco ( Eli Walllach)parviennent sur les rives d'un fleuve, où de chaque côté d'un pont se tiennent les troupes Nordistes et les Confédérés.Rituellement chacun des camps ennemis lance une attaque aussitôt repoussée , entrainant la mort d'un grand nombre d'assaillants la consigne étant de conserver ce pont intact.
Les deux aventuriers sympathisent avec un capitaine qui ne rêve que de voir ce pont détruit,s'emparant d'explosifs ( leur but est de parvenir sur l'autre rive où se trouve le trésor qu'ils convoitent...)ils minent le pont, le font exploser, le Capitaine, gravement blessé peut avant de mourir assister à la destruction et rend l'âme, le sourire aux lèvres...Toute l'absurdité de la guerre apparait : le pont détruit, Nordistes et Confédérés plient bagages et pertent vers un autre front.
Voici des lustres que je n'avais revu le film et c'est un plaisir de revoir des scènes mémorables comme celle ou Tuco, dans son bain est attaqué par surprise, son colt jaillit de la mousse,tir:l'agresseur s'écroule...Autre séquence : Blondin va ètre attaqué par Tuco qu'il a grugé, celui-ci s'apprêtte à le tuer et soudain un obus Nordiste s'abat sur la maison et la pulvérise, Blondin qui se trouvait précédemment à l'étage se retrouve au rez-de-chaussée, recouvert de gravats.
Version enrichies de scènes inédites, les 2h55 passent sans aucun ennui et je pense que on peut attribuer à ce Western le mot de "Chef-d'oeuvre sans exagération.
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Meurtre : l'occis gène Mariage (tromperie) : les adultes errent
Joggeuse ( de la cinquantaine) : sur le parcours elle s'accorde une mono pause
Militaire (en état d'arrestation) : il troque le garde à vous contre la garde à vue
Centrale électrique (capitaliste) : c'est l'exploitation de l'ohm par l'ohm
Services secrets (Israéliens) : ne jamais prononcer LE MOT SADE
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard