Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à toi infidéle , imprévisible et versatile visiteur ( visiteuse ?? ) unique
Quelle prémonition surprenante est venue hanter l'imagination et le pinceau du douanier Rousseau, quelques années seulement avant que n'éclate cette guerre atroce et absurde qui a ensanglanté durant quatre longues années cette vieille terre d'Europe et préparé de futurs conflits ?
Il entrevoyait déjà ces arbres brisés par les tirs et les explosions, ces corps sans vie livrés à l'appétit féroce des rapaces, ces terres à blé ravagées et la mort victorieuse et impitoyable anéantissant tout sur son passage.
Bien sur cette toile fascinante fut l'objet , comme de coutume,des risées et des moqueries lorsqu'elle fut présentée au public; mais parmi les rieurs combien pouvaient envisager qu'ils figureraient sur le tableau de chasse de la grande faucheuse, quelques années plus tard ?
Visite hier soir de Marie en petite forme, j'espère que çà n'est que passager et qu'elle reprendra des forces au plus vite. Comme tous les mercredis BONES tient le haut de l'afficha sur M6 et comme chaque fois la science infuse de ces rats de laboratoire laisse pantois.
Dans le premier épisode, drame à l'Université, lors de la fête de fin d'année, un mannequin est brûlé sur un bûcher, criblé de projectiles divers lancés par le étudiants plus ou moins avinés et voici ô stupeur que dans l'euphorie générale un cadavre apparait et tombe du mannequin.
La très sérieuse Emily Deschanel,( un nom difficile à porter, à devenir dingue diront les connaisseurs de l'histoire de la 3éme république....) fleuron de l'équipe se met au travail et après quelques péripéties elle saura démasquer le coupable après avoir cru un instant qu'il s'agissait d'une blague de mauvais goût de ces potaches attardés au niveau intellectuel proche du niveau de la mer morte, ce qui n'est pas rien....
Comme il est d'usage ces savants limiers, partant d'infimes indices élucideront l'énigme, ne peuvent-ils pas en partant d'un seul cil , déterminer la taille du suspect, la couleur de ses yeux et l'âge de la cousine Grace ?
Avant hier, régal ineffable: je revois en DVD, ce pur chef d'oeuvre de burlesque " Le mécano de la Général" nous sommes en pleine guerre de sécession, johnie conducteur de locomotive ( deux amours dans sa vie : sa loco et sa promise...)veut prouver son courage à sa fiancée et fait des pieds et des mains pour s'enroler dans l'armée mais est refoulé à chaque tentative car on l'estime plus utile son poste.
Ne pouvant présenter un bulletin d'engagement sa fiancée le tiens pour un lâche à son grand désepoir ,lorsqu'un an plus tard, dans le camp Nordiste un espion met un plan sur pied afin de voler le train de Johnnie pour ensuite brûler les ponts pour empêcher l'avance des troupes du Sud pour pouvoir les encercler et les vaincre.
Tout fonctionne comme prévu, au nez et à la barbe du mécano, le convoi s'éloigne en emportant comme prisonnière la fiancée.Johnnie fou de rage emprunte une draisine pour rattraper les fuyards, échec les rails ont été
arrachés, puis un garnd Bi. Enfin parvenu dans une gare teur par les sudistes le mécano prend la conduite d'un convoi chargé de soldats, gag, les wagons sont décrochés, la loco s'élance seule avec en remorque un canon fixé sur un wagon plat, les fuyards sont en vue, le canon est chargé d'un peu de poudre et le boulet tombe dans l'habitacle du chauffeur, nouvelle charge plus forte, mise à feu :la général est touché, abandon d'un wagon , la locomotive poursuivante le heurte, changement d'aiguillage la Général passe sur un pont, johnnie lui roule sur une voie, sous le pont en contrebas, les nordistes découvrent qu'il n'y a qu'un poursuivant, tirs , le mécano saute et se cache dans les bois.
johnnie à la nuit tombée entre dans une maison par la fenêtre, chance c'est le siège du QG nordiste et c'est là également qu'est détenue sa fiancée; réfugié sous la table du salon il prend connaissance des plans d'attaque, lIbère sa bien-aimée et tous deux gagnent les bois : face à face avec un grizzli, pied pris dans un piège à loup mais tout à coté se trouve une gare de triage nordiste, Marion enfermée dans un sac postal ,johnie , la dépose dans un wagon, johnnie reprend place dans la Général et la course poursuite commence entrainant une avalanche de gags : destruction à la hache des parois des wagons pour alimenter la chaudière, Marion méticuleuse balaye le sol de l'habitacle jonché de débris et soin suprème, ramasse des fragments de bois, de la taille d'une allumette pour entretenir le feu.....
Arrivée sur le pont Dick River, le feu est mis à l'ouvrage, johnnie tombe à l'eau, Marion tripote au jugé les commandes, la loco avance , recule, s'emballe, les aiguillages ont été sabotés et les deux locos nordistes poursuivantes s'emboitent dans un bric à brac invraisemblable.
Les locos se libèrent enfin et le général nordiste, sûr de lui ,estime que malgré les traverses en feu les trains peuvent passer, les convois s'engagent et le pont s'écroule, précurseur de pont de la rivière Kwaï .
Les sudistes sur le qui vive, attendent l'ennemi de pied ferme, le combat s'engage, l'ennemi fuit et scène d'anthologie, johnnie, servant d'un canon voit ses quatres équipiers abattus un à un par un tireur embusqué, il s'empare du drapeau , le tireur le vise, johnnie veut tirer son épée du fourreau, difficulté: il insiste;, le pommeau lui reste dans les mains alors que la lame, séparée ,jaillit comme un javelot et se plante dans le dos du tireur nordiste....
La victoire est totale, le mécano retrouve son honneur bafoué et le Général commandant la zone le nomme Lieutenant illico presto, les deux tourtereaux tombent dans les bras l'un de l'autre, interrompus sans cesse par les soldats passant nombreux en saluant à chaque fois leur nouveau lieutenant obligé de leur rendre leur salut tout en étreignant sa dulcinée.
Ce film date de 1926 mais à gardé toute sa fraîcheur d'origine et on se prend à penser que le muet était une excellente école qui obligeait , la parole faisant défaut, les réalisateurs à concentrer au maximum les effets comiques, sans temps morts ,en suivant un rythme réglé au millimètre. Ah Buster Keaton! quel admirable gagman, jouant avec son corps en mouvement, dans des positions les plus incongrues, enchainant les scènes hilarantes sans user du préchi précha larmoyant parfois pénible chez Chaplin.
DES MOTS ENCORE DES MOTS
Dans les années trente, Tristan Bernard prit la direction d'une salle, le Théatre Albert 1er, devenu le Théatre TRistan Bernard.Durant ses cinq années de direction il ne connut pas le succès, au point qu'il surnommai le lieu " Le Sahara Bernard " Lorsqu'on lui demandait des billets de faveur il répondait : je regrette mais je ne donne que des rangées entières, en ajoutant - l'endroit est désert, venez armé.
Toujours de Tristan Bernard, créateur de grilles de mots croisés particulièrement coriaces, cette définition : vide les baignoires et emplit les lavabos , mot à trouver : entracte
Sous l'occupation, en but aux persécutions antisémites, ce mot, lors de son arrestation avec son épouse : nous vivions dans la crainte, nous vivrons dans l'espérance.
Toujours pendant l'occupation : quelle drôle d'époque, on bloque les coffres et on coffre les Bloch !
TABLEAU DU JOUR:LA GUERRE PAR LE DOUANIER ROUSSEAU
Des couleurs fraîches et acidulées qui parviennent à faire ressentir toute l'horreur du massacre avec ces corps gisant sans vie sur le sol et le ces blessés tendant en vain leurs mains vers le ciel.
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard