Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques ci-dessus une lithographie extraite de la réédition de "La galerie Armoricaine,costumes et vues pittoresques de la Bretagne" parue aux Editions Equinoxe.L'ouvrage d'origine fut édité par l'imprimerie Charpentier à Nantes en 1863, l'ouvrage faisant l'inventaire de la grande diversité des costumes portés par femmes et hommes dans les cinq départements bretons. Certains départements portaient encore le nom hérité de la révolution : Côtes du Nord ( Côtes d'Armor) et Loire Inférieure (Loire Atlantique) En feuilletant les pages de ce livre et les 100 vues consacrées aux costumes on constate l'infinie variété des tenues portées par hommes et femmes totalement différentes dans deux zones seulement distante de 50 kilomètres.
La gravure montre l'homme portant un panier chargé d'huitres et son épouse semble bien coquette dans ses atours, mais la réalité était toute autre,les femmes travaillant dur sur les parcs, les hommes étant partis pour la grande pêche à Terre-Neuve pendant plusieurs mois durant le printemps et l'été.Revenus à terre ils se consacraient à la pêche côtière ou à l'agriculture.Dès 1559 Cancale devient fournisseur de la table royale, le dragage des huitres sauvages devenu excessif pour la ressource une ordonnance royale royale au XVIII ème siècle interdit le dragage d'Octobre à Mars ( d'où l'origine des fameux mois en R )
La proximité de Saint Malo, port d'attache des corsaires, considéré comme un nid de guêpes par les marines Anglaises et Hollandaises fera le malheur de la ville.Le 5 Juin 1758 une flotte Anglaise composée de 115 vaisseaux, sous le commandement du fameux Duc de Marlborough, débarque 15 000 hommes tentant de prendre à revers, côté terre la ville corsaire (toutes les attaques ayant échoué côté mer) la ville et la région sont mises à sac et c'est seulement les 12 et 13 Juin que les troupes ennemies reprennent la mer.
L'élevage des huitres a traversé plusieurs crises dues au maladie et la fameuse huitre plate a été supplantée par la creuse.Evènement exceptionnel le 19 et 20 Janvier 1963 la température chute à -16° C entrainant la disparition de 80% de la production.
Bel après-midi festif en assistant à la projection du dernier film d'Albert Dupontel "9 mois ferme " dans une salle voisine était présenté "La vie d'Adèle" chef d'oeuvre impérissable que la critique encense,mais on peut se poser la question de savoir si vraiment il est urgent d'assister aux ébats lesbiens des 2 héroines durant près de 3 heures. Ce n'est finalement qu'un film porno bénéficiant d'un alibi intellectuel et qui fait penser au sulfureux "Empire des sens" de Nagisa Konda, sorti en 1976 qui bénéficia, lui aussi de l'engouement des penseurs d'avant garde. Le titre original, en Japonais étant: Ai no Konda" littéralement "la corrida de l'amour" dans le cas présent
il n'y a dans l'arène nul taureau dans la vie d'Adèle mais seulement 2 vachettes .qui compensent ..il serait bon d'interroger les amateurs de porno qui certainement préfèrent la version hard où acteurs et actrices entrent directement dans "le vif du sujet" sans se perdre dans des considérations philosophico-misérabilistes.
Depuis plusieurs années les minorités sexuelles bénéficient de l'engouement des cinéastes qui s'empressent de mettre en lumière les états d'âmes des gays ,lesbiennes, trans, bi , les hétéros devenant suspects et marginaux,mais nul ne se penche sur le douloureux mal être des albinos,bègues,rouquins,culs-de-jatte,manchots,boiteux,asthmatiques, scrofuleux,pestiférés et autres malheureux atteints de strabisme convergent ou divergent qui eux aussi voudraient assumer leur diférence.
Mais nous éloignons du sujet: "9 Mois ferme" interprété magistralement par Albert Dupontel et surtout Sandrine Kimberlin époustouflante dans un rôle inattendu, un film à voir tout affaires cessantes. Voici une comédie de moeurs burlesque et décapante on y retrouve l'esprit provocateur et poétique des Tex Avery,Buster Keaton ( ah! le mécano de la Générale !) Monty Python avec aussi un zeste de Marx Brothers, c'est le triomphe du nonsens.
Dupontel est vraiment un réalisateur à part, maître de son univers et de son humour si particulier. Avec "9 mois ferme" comme nous sommes loin ici des ses comédies convenues bénéficiant de campagnes promotionnelles intenses matraquant les éventuels spectateurs ,produits dérivés à la clé...
Dès les premières séquences nous découvrons Ariane Felder (Sandrine Kimberlain) juge d'instruction psychorigide, coincée et célibataire endurcie. Six mois après un 1er de l'an trop arrosé elle découvre qu'elle est enceinte et ne conserve aucun souvenir des circonstances ayant entrainé cette maternité inattendue. Un autre personnage fait son apparition : Bob Nolan, cambrioleur expert, couvert de condamnations recherché par toutes le polices pour un horrible meurtre, soupçonné d'être un tueur psychopathe.Tout sépare ces deux êtres qui vont quand même se rencontrer suite à des péripéties granguignolesques.
Interviendront ensuite des personnages hors norme: un médecin légiste consciencieux, cynique et hilare,le Docteur Toulate (Philipe Duquesne) le calamiteux et irrésistible avocat Maître Trolos (Nicolas Marié qui compose un personnage extraordinaire) et aussi un collègue harceleur le juge De Bernard (Philippe Uchan) l'image de la justice ne sort pas grandie de cet exploration des coulisses de la grande institution mais on puisera dans ce film nombre de séquences et de répliques qui deviendront cultes.
Ayant consulté, après coup les critiques, je constate avec satisfaction quelles sont très élogieuses :5* Le Monde, Le Nouvel Observateur 4* L'Express,L'Humanité,Première et, sans surprise 2* Cahiers du Cinéma 1* Télérama
Télérama fidèle a lui même abhorre toute manifestation d'hilarité, le sourire est lui aussi à proscrire, présentez leur un film Ouzbek d'une durée de 3 heures 30 (minimum...) contant le calvaire d'un unijambiste nonagénaire vivant dans un immonde cloaque au coeur d'une steppe brûlée par le soleil astreint à parcourir 10kms pour recueillir dans un seau rouillé une eau saumâtre et nauséabonde,sous les rires et les crachats des villageois haineux et vous verrez le critique de service aux anges, il n'aura pas de termes suffisament flatteurs pour encenser ce chef d'oeuvre impérissable, si de surcroit les images sont accompagnées par la mélopée lancinante des 3 notes jouées sur un roseau percé de 4 trous notre critique frise l'apoplexie...
THE END
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Les animaux dangereux : le boa de Boulogne
Aristocrate (chauffard) : c'est un cas rosse
Match de boxe (entre écclésiastiques) : ce sont les 4 poings cardinaux
Manchot (révolté) : les bras m'en tombent !
Nabot (écrivain et stupide) :il a obtenu le prix con court
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES