Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques je vous présente aujourdh'ui une toile datant de la fin des années quatre vingt dix (huile 81x65) baptisée " poste restante " Debout, pensive, à l'orée d'une forêt où un soleil matinal perce au travers du feuillage , une femme , après avoir lu et relu cette lettre qu'elle hésite encore à poster tente d'imaginer ce monde lointain où est parti vivre l'autre. Une geisha vétue du costume traditionnel est le témoin muet de son désarroi tandis que le penseur, perdu justement dans ses pensées se désintéresse totalement de la situation...
Craignant de ne plus le voir projeté je me suis enfin décidé à me rendre au cinéma afin de visionner " De rouille et d'os" le dernier film de Jacques Audiard.Si le réalisateur ressemble étrangement à son père Michel, par contre leurs mondes sont totalement différents.Semblabe à Hollande qui prend systématiquement le contre-pied du comportement du président déchu, sublime dans la normalitude transcendentale Jacques, le fils agit de même envers son paternel. Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause...c'est du passé et maintenant elle boit et tout le reste à l'avenant (mais elle cause beaucoup moins).finit, cet univers bon enfant, ces faux méchants, ces répliques chocs devenues cultes : une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise, elle peut seulement être légèrement sotte" " Si la connerie n'est pas remboursée par les Assurances Sociales vous finirez sur la paille" "il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant"
Mais au diable la nostalgie ! "De rouille et d'os" est finalement une sorte de remake de "La belle et la bête" Ali (Matthias Schoenaerts ) a quitté le Nord pour venir se réfugier chez sa soeur vivant à Antibes, emmenant avec lui son fils Tom, agé de 5 ans qu'il connait à peine.Frustre, pauvre,violent et primaire il cumule les petits boulots temporaires; videur, gardien de nuit.Intervenant dans une bagarre à la sortie d'une discothèque il vient au secours de Stéphanie ( Marion Cotillard) la raccompagne chez elle et les numéros de téléphone sont échangés et ils en restent là. Un soir, Stéphanie le rappelle : dresseuse d'orques dans un Marineland elle a été victime d'un grave accident et a été amputée des deux jambes. Un étrange rapport va les réunir,lui la brute sauvage la prend sous son aile et lui redonne goût à la vie, sans se soucier des regards il la porte sur son dos sur la plage et l'accompagne jusqu'à la mer.Stéphanie,maintenant, affiche sans complexe son infirmité et renouera même avec la sexualité, une sexualité dénuée de toute sentimentalité, purement ( si on peut dire...) physique.Etres solitaires un peu perdus ils se retrouvent poutant, elle si différente et deviendra même son manager dans des combats de boxe clandestins d'une violence inouïe.A nouveau parti sur les routes la noyade de son fils(qui finalement s'en sortira), dont il est responsable en raison de son imprudence fera émerger au grand jour cette tendresse étouffée depuis si longtemps.
Ayant manqué de peu la projection de " Moonrise kigdom " à Saint Malo, vite retiré des écrans du fait principalement qu'il ne s'agit pas d'un film commercial à grande audience, j'ai, heureusement pu le voir à Dol de Bretagne, dans une des salles confortable de ce cinéma d'ouverture récente.Se plonger dans l'univers onirique de Wes Anderson après avoir quitté le monde rude,glauque, blème et sans pitié de Jacques Audiard est d'un réconfort sans limites.Si l'ensemble des critiques ne tarit pas d'éloge : Libération en accordant 5*sur5 le Nouvel Obs,en revanche, organe officiel du bobotisme institutionnel n'alloue que 2 pauvres * ( à contrecoeur ? ) Mais qu'importe, "les chiens aboient et la caravane passe...Deux ans après le merveilleux "Fantastique Mister Fox " Nous replongeons avec délice dans le monde esthétisant et onirique du réalisateur.D'emblée le narrateur, sorte de clone du Commandant Cousteau nous narre l'aventure de Sam (Jared Gilmant et Susy ( Kara Hayward) deux enfants de douze ans emportés par un amour absolu. Ce sont deux ètres solitaires lui, orphelin est rejeté par sa patrouille de scouts, elle, sans amies, aimant par dessus tout passer des heures à lire de merveilleuse histoires fantastiques.Sam et Surzie ont conclu un pacte secret et ils se rejoignent dans une prairie d'une ile de la Nouvelle Angleterre.Sam arbore un magnifique bonnet à la Davy Crockett et Suziy arrive au rendez-vous encombrée d'une valise et munie d'une provision de boite de croquettes pour son chaton.Dès lors, leur disparition constatée, la chasse commence, la troupe de scouts est sur le sentier de la guerre, la chef de la police locale, la Capitaine Sharp (Bruce Willis très convaincant qui pour une fois ne veut pas sauver le monde)est sur les dents, les Bishop ( père et mère de Suzy )sur le qui vive. Enfin seul , sur la plage d'une baie isolée les deux tournereaux découvrent les premiers baisers, les premiers émois, Sam écoute avec ravissement Suzy lui lire de merveilleuses histoires avant que, sous la tente ils ne s'endorment dans les bras l'un de l'autre.Tout a une fin et ils seront rattrapés par la meute des poursuivants. Susy regagne le foyer familial baignazt dans l'ennui et Sam, déclaré asocial est promis par la glaciale représentante du Social service à un sort peu enviable : établissement spécialisé, électrochoc... le paisible Capitaine Sharp verra rouge et obtiendra la garde de Sam,la vie continue et les deux amoureux se retrouveront clandestinement toujours follement épris..Je ne formulerais qu'un voeu : que le film sorte rapidement en DVD pour goûter à nouveau au ravissement...
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Dauphins : il n'aiment pas les eaux taries Officier supérieur (importuné ) : le gêné râle
Haut dignitaire militaire ( généreux ) : le Maréchal j'offre Surveillant (lymphatique) : le lent pion
Slovènes, Croates, Serbes : ils vont au bal quand ?
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES