Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, poursuivant la relecture de " Paris des utopies " d'Yvan Christ, ouvrage paru il y a déjà un certain temps je vous présente la maquette des grandioses travaux envisagés par Le Corbusier afin de remodeler le visage de la capitale.Dès 1922 il imaginait le Paris idéal: une cité des affaires comportant 18 gratte ciel,en 1935, mettant de l'eau dans son vin le projet devenait plus modeste et finalement, en 1945 ,ne subsistaient plus que 4 blocs. Nous l'avons échappé belle...Si on observe bien la maquette d'ensemble on remarque en haut, à droite, l'ile de la cité, épargnée, mais l'ensemble des quartiers comprenant le chatelet, les Halles,le Boulevard Sébastopol, la rue Quicampoix, l'emplacement du Centre Pompidou, aurait été rasé ! la vue côté Seine permet de se faire une idée de ce que à quoi nous avons échappé!En 1925 il préconisait de détruire les habitations de bords de Seine, sans intéret selon lui pour leur substituer toute une série d'imposants gratte ciel....
Finalement ce délire est assez similaire aux divagations extravagantes d'Adolf Hitler secondé par son fidèle architecte Albert Speer, rêvant d' une ville nouvelle, batie sur les ruines de Berlin: Germania.Le Corbusier n'avait que mépris pour l'héritage du passé,pour lui les quartiers anciens ne présentaient aucun intéret si ce n'est peut-être quelques fers forgés, de çi, de là, ce n'était que des bouillons de culture où prospéraient toutes les maladies....il lui est même arrivé de regretter que Paris n'ai pas souffert davantage des destructions de la guerre: déblayant les décombres on aurait pu créer du neuf, du sain, du beau!
Si ,comme le prétendait un humoriste " il est des morts qu'il faut que l'on tue ! " on doit quand même admettre les mérites de l'architecte qui, faisant (pour une fois) abstraction de ses fantasmes irréalistes, a sut , à une échelle plus modeste, batir avec bonheur . La villa Savoye à Poissy est un bon exemple de rationalité, la création de toit jardin est une bonne idée reprise depuis. L'ensemble créé à Chandigarh, capitale du Penjab et de l'Haryana est agencé harmonieusement,et renonçant au gris patibulaire du béton brut de décoffrage il a colorisé les batiments et utilisé les ressources visuelles des plans d'eau. Son grand mérite, dans cette ville nouvelle est d'avoir établit un plan de circulation automobile si efficace que Chandigarh est la seule ville Indienne ou le trafic demeure fluide, malgré l'accroissement de la population. La carrière professionnelle de Le Corbusier n'a pas toujours été réjouissante, à ses débuts, à La chaux de Fond il fit construire un cinéma dont le toit de béton présentait d'importantes fuites, plus tard Directeur d'une entreprise de matériaux il fit faillite et beaucoup dans la profession pensaient " qu'il est visionnaire mais piètre batisseur...
Dimanche, captivante et émouvante exposition visible au Palais des Arts de Dinard et consacrée aux pêcheurs de morue de Terre Neuve. Saint Malo et Cancale , ports de départ recrutaient une grande partie de ceux qui embarquaient pour vivre durant des mois en des lieux où régnaient le froid et la brume. Les bords de Rance , Dinard également et la campagne environnante fournissaient son lot de forçats consentants, fuyant la misère pour gagner leur maigre pitance au péril de leur vie. Toute une série de panneaux, riches en documents et photos retracent l'historique de ces migrations saisonnières. Dès le XVI ème siècle l'abondance des bancs de morue vit accourir des pêcheurs provenant de Bretagne, de Normandie ,d'Espagne ou du Portugal.
L'Association " Mémoire et patrimoine des Terre-Neuvas qui a mit sur pied cette exposition présentait égalment deux films l'un "Mémoires de brume" consacré à la marine à voile avec témoignage de marins survivants et l'autre "Les Terre-Neuvas du XXème siècle " consacré aux navires motorisés avec là aussi le témoignage de survivants. Le premier film présente des images tournées à l'époque par des capitaines, les seuls à pouvoir s'offrir une caméra.Images tremblotantes mais qui nous plongent au coeur de la tragédie quotidienne : 12 heures de travail quotidien, les doris quittant le bateau mère pour plus loin, lâcher les lignes longues d'un kilomètre et pourvues d'hameçon tous les 70 cm. ces doris étaient équipées de voiles mais souvent c'est à la rame qu'il fallait regagner le navire. Le doris très bien étudié présentait aussi bien des dangers, d'abord en le surchargeant car les marins étaient payés en fonction du nombre de prises et alors le moindre clapotis pouvait faire couler l'embarcation. L'autre danger, le plus fréquent était de s'égarer dans le brouillard et de ne plus retrouver le bateau mère, en 1932 ,année terrible 140 pêcheurs ne revinrent jamais à Saint Malo, 70 doris s'étaient perdus dans la brume ou avaient chaviré.
Les souvenirs des marins glacent le sang:par grand temps il arrivait qu'on doive affaler les voiles et il fallait grimper à 35 mètres de haut, secoués par le roulis et le tangage au risque de chuter mortellement. Les conditions de vie à bord étaient excécrables: pas d'eau douce, toilette impossible, malgré le réglement imposant des plats de viandes c'était le plus souvent soupe de poisson le matin, morue le midi et morue le soir.Il ne faisait pas bon tomber malade à bord: pas d'infirmerie, pas de médicament .Pour agrémenter le tout il régnait en permanence une odeur pestilentielle,les barils où macéraient les foies de morue diffusaient des parfums acres auxquels ne prétaient pas d'importance les marins.Le poste d'équipage exigu n'avait que des couchettes sans draps munies seulement d'une couverture et il fallait survivre dans cet enfer durant parfois 5 mois !la nuit les rats s'en donnaient à coeur joie et, peu farouches passaient sur les corps endormis. Les mousses étaient recrutés dès l'âge de 13-14 ans et soumis à toutes les brimades et corvées.Relatif progrès car en 1872 des garçons de 8 ans embarquaient sur les goélettes....
Le second film" Les Terre-Neuvas du XXème siècle " traitant d'une époque plus récente permet de faire le bilan des certains progrès : désormais l'équipage bénéficie d'eau douce; grâce à la congélation les repas sont plus variés, les doris ne sont plus utilsés, laissant place au chalutage, sur le flanc d'abord puis ,plus tard, par l'arrière, ce qui permettait une plus grande facilité et sécurité des manoeuvres. Mais les cadences sont infernales , le traitement des poissons se fait à un rythme soutenu, par tous les temps et les accidents toujours présents. Après la projection Louis Martin ancien capitaine menait les débats, répondant aux questions et présent dans la salle, un rescapé témoigna des conditions incroyables de sa survie:alors que son bateau relevait son filet, il fut heurté par un navire Espagnol et et le marin projeté à la mer avec son cirée, ses bottes. On estime à 5 minutes la chance de survie dans ses eaux glacées et lui y resta 40 minutes ! Recueilli in extrémis, transis de froid, hissé dans le poste de commandement , il se déshabilla entièrement , frictionné à l'eau de cologne et rehabillé il dut rejoindre illico presto son poste de travail......autre anecdote contée par ses compagnons d'infortune:,ce pêcheur buvant plus que raison qui ivre mort reprenait son service en buvant une cuillerée d'amoniac et reprenait, vaillant, le travail. Ont les a surnommés "les bagnards de la mer " et il est vrai que leur sort comparé à celui des forcats était encore moins enviable car il était possible au bagne de trouver, sous réserve de bonne conduite, un emploi sans difficultés physique, de manger sainement et de retrouver le soir un galetas sec.
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Révoltés du Bounty :ils avaient un petit air mutin Actrice porno : née sous X
Driver (cheval au galop ) : trot c'est trot Cordonnier (farceur) : poinçon d'Avril
Inuit : exquis mot Messe ( à Bayonne) : les basques quêtent
Patron (turc) : c'est le boss fort
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