Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, je vous présente aujourdh'ui, la toile que je viens de terminer baptisée :1+3 huile 60x50, prisonnière de la toile patiemment tissée la jeune femme sait que sa plastique n'a rien à envier au trio statufié qui prend la pose sur son socle alors qu'un chat nonchalant s'apprête sans doute à entamer une sieste peuplée de songes.
Redécouverte, en DVD, du film du jeune John Huston, sorti en 1941 " le Faucon Maltais " ( pour l'anecdote on signalera qu'Edgar Pisani, né à Malte ,Gaulliste de gauche, maintes fois ministre et rallié sur le tard au PS avait été gentiment surnommé par ses charmants camarades : le vrai con Maltais....) le livre de Daniel Hammet a servi de base pour cette réalisation (il participa au scénario), oeuvre àpre et dure dans une atmosphère sombre et cynique. Humprey Bogard qui interpréta le rôle principal ( le détective Slade ) après des années d'abonnement aux personnages secondaires, y gagna ses galons de star, voué ensuite aux emplois de durs, parfois au coeur tendre ( African Queen)Des réalisations comme "Ouragan sur le Caine" ou "Casablanca" reposent totalement sue ses grandes qualités d'acteur. Dans le cas présent, au coeur d'un San Francisco crépusculaire il incarne un détective besogneux,désabusé,cynique, toujours à cours d'argent dont l'associé Miles Archer(Jérome Cowan) est abattu alors qu'il enquêtait, à la demande de Birgid O'Shaughnessy '(Mary Astor)qui s'inquiétait de savoir sa soeur sous l'emprise de Flyod Thuesby, dangereux aventurier( qui lui aussi sera descendu).La femme d'Archer étant la maîtresse de Slade la police le soupconne immédiatement du meurtre et il parvient difficilement à ne pas être arrêté. Il va s'avérer plus que Slade est manipulé par Birgid, quelques jours plus tard Joel Cairo ( Peter Lorre,héros malfaisant de "M le maudit" et irrésistible dans "Arsenic et vieilles dentelles") individu équivoque lui proposera 5ooo Dollars pour qu'il retrouve une statuette de grande valeur "le Faucon Maltais" dans la foulée, Gutman , chef de gang intervient ,faisant intervenir son porte flingue Willemer Cook, gamin de 20 ans, cette fois çi 10 000 Dollars sont proposés à Slade afin qu'il récupère la statuette. Gutman trace l'historique de la pièce : créée à l'initiative des Chevaliers de Malte afin de l'offrir à Charles Quint, ornée de pierres précieuse de grande valeur, longtemps disparue, elle a été volée au général russe Adminov habitant Istambul et depuis on perd sa trace. Slade trouve chez Gutman un journal où est encadré un article indiquant l'arrivée du cargo Paloma, arrivé sur les lieux le navire est en feu, il retourne à son bureau et voici que le Captaine Jacobi, commandant du cargo sonne à sa porte, porteur d'un paquet, gravement blessé il meurt peu après. Le paquet renferme la statuette que Slade porte à la consigne et le lendemain il se présente à l'hotel de Gutman et s'engage à restituer le Faucon Maltais contre la sommme de 10 000 Dollars, accord conclu, la secrétaire de Slade qui détient le ticket de consigne apporte l'objet. Le papier journal est hativement déchiré, Gutman gratte la surface de la statuette et s'aperçoit qu'ils'agit d'un faux il ne s'agit que de plomb, Adminov, prévoyant a conservé l'original à l'abri, déception ! Gutman réclame les 10 000 Dollars mais le détective conserve un billet de 1 000 Dollars, la bande prend la fuite, Slade se retrouve face à Birgid et lui fait avouer que c'est elle qui a tué son associé et malgré les pleurs et les serments d'amour il l'a livre à la police, l'affaire est un fiasco, Slade a risqué de perdre la vie et sa liberté, seul désormais il retourne à son bureau, attendant le client.
THE END
En classant les livres sur les rayons de la bibliothèque je suis tombé sur le livre étonnant d'Yvan Christ (1919-1998 ) journaliste, écrivain ; critique d'art :"Paris des utopies" inventaire des délires architecturaux auxquels à échappé Paris.On découvre dès les premières pages le projet fou de Viollet-Le_Duc prévoyant de consruire deux flèches gigantesques sur les tours de Notre-Dame, heureusement lui-même n'y croyait guère et aucune suite ne fut donnée. La cathédrale, qui a beaucoup souffert des destructions d'Haussmann a hérité d'un parvis, grande surface déserte qui a fait rêver certains urbanistes qui auraient très bien imaginé d'imposantes constructions d'avant-garde venir affronter le vénérable édifice, fort heureusement rien n'a abouti...
la gare d'Orsay qui, heureusement n'a pas été détruite comme prévu un certain temps, a été aménagée et depuis le Musée d'Orsay accueille les visiteurs dans des espaces remarquables.Nous avons échappé à une monstruosité de taille, le Corbusier, le "Génial "Le Corbusier avait soumis un projet qui aurait été une offense au regard, visible de loin, à deux pas du Louvre. Il suffit d'imaginer une immense ruche , haute d'au moins 25 étage, une sorte de damier d'une banalité affligante, clone sans grâce de ces édifices sans personnalité qu'on retrouve à Copacabana, Rio, Hong Kong ou Dubaï .....
Autre délire : le phare des Invalides, édifice de 366 mètres de haut,édifié sur l'esplanade du même nom, imaginé par Jules Bourdais, colonne-soleil destiné à éclairer le Bois de Boulogne, Neuilly et Levallois, la base, en granit aurait égalé la hauteur des tours de Notre-Dame...le ciel en soit loué les plans demeurèrent dans les cartons !
Extravagance qui ne vit jamais le jour :l'éléphant de l'Etoile , imaginé par Charle-François Ribart, en 1758. Là ou s'élève actuellement l'arc de Triomphe un gigantesque animal de bronze aurait été érigé sur une série de colonnades, une fontaine aurait jailli de la trompe et l'auteur, ingénieux, ayant prévu des locaux dans le corps du pachyderme, les sons de l'orchestre logé à l'intérieur auraient été diffusés depuis les deux oreilles: couvert de ridicule par la presse de l'époque l'Ingénu créateur dut dire adieu à ses chimères....
En 1860 un concours fut ouvert pour la reconstruction de l'Opéra et parmi les projets des 170 architectes participant il y eu celui de Viollet-Le-Duc.On ne remerciera jamais assez le jury d'avoir choisit le projet de Garnier, modèle d'équilibre et d'élégance,certes réminicence de plusieurs styles des siècles précédents mais mixés harmonieusement.Viollet-Le-Duc lui, proposait une sorte de grand débarcadère sans grâce qui n'est pas sans rappeler la gare de l'Est.Lorsqu'on regarde la photo du projet on peut, un instant se croire face aux Magasins du Bon Marché ou des Galeries Lafayette, avec en prime quelques sculptures en plus....
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Taliban (sportif) : Afghan de boxe André Gide : Homo textuel ?
Eleveur canin : l'homme est un loulou pour l'homme Eve (et le serpent) : c'est la belle au boa dormant
Scierie industrielle: c'est la traite des planches
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