Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, voici une toile, huile 61x46 terminée la semaine dernière, l'inspiration aidant une autre est en chantier. C'est un hommage nostalgique aux chantiers navals de Nantes, disparus depuis des décennies en un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre, époque où la ville vivait au rythme de ces navires constuits et puis lancés sur la Loire, depuis le port est devenu une sorte de désert sans âme.
Curieux et très intéressant article de Jean-Didier Urbain, anthropologue à Paris-Descartes, paru ce mois ci dans le dernier numéro de "Géo". Prenant exemple sur ces explorateurs du XIXème siècle découvrant avec étonnement les coutumes et rites de tribus primitives il nous entraine dans une visite insolite de Nottingham, un nom qui évoque infailliblement les exploits de Robin des bois et de ses compagnons plus truculents les uns que les autres, mais dans le cas présent ,marchant sur les traces de Lévi-Stauss dans "Tristes Tropiques " il nous décrit une ville bien différente de son image idyllique. Au cours de la matinée il se rend à Newstead Abbey où flotte encore le souvenir de Lord Byron, lieu enchanteur cerné de jardins et de pelouses "so Btrish".les parcs paysagers où cohabitent golfeurs et biches. Mais, patatras son rêve se brise quand son hôte l'entraine dans une église désaffectée où toutes classes confondues, lors de la traditionnelle "Friday Nigth Fever " ados,hommes et femmes se livrent à la compétition la plus absurde : s'alcooliser le plus rapidement possible, mécaniquement et sans joie afin d'atteindre l'ivresse au plus vite. Spectacle lugubre que ces robots rivalisant dans un challenge où il n'y a que des perdants... Comme il est dur parfois de confronter l'image sublimée avec la réalité : "voir Naples et mourir" et marcher dans des rues parsemées de sacs d'ordures éventrés, cerné par des odeurs fétides... ceci me rappelle ma première visite à Paris, j'étais alors jeunot et la capitale, pour moi petit provincial c'était la ville lumière et la scie de Mistinguette : Paris reine du monde, Paris c'est une blonde... Paris ville lumière...mais quand je parcouru rues et Boulevards, je fus immensément déçu en voyant toutes ces facades noirâtres, ces beaux immeubles Hausmanniens où les Atlantes supportant les balcons étaient noyés dans la crasse, il faut préciser que c'était avant que Malraux ne rende obligatoire le ravalement des facades, sage décision qui a rendu à Paris sa beauté ( par contre le même ministre aurait pu s'abstenir de faire recouvrir le plafond de l'Opéra , parfaitement intégré au décor par une gigantesque toile de Chagall... aux peintres contemporains des locaux contemporains !!!)
Samedi 10 Mars 2012 Jean Giraud, alias Gire et Moebius nous a quitté. Ce dessinateur de très grand talent a marqué son époque par son style si particulier et par ce goût de la diversité et de la recherche qui était sa marque de fabrique. Les nombreux albums de Blueberry sont là qui témoigne de son génie du trait, ce créateur surdoué, fan de science Fiction a même collaboré aux décors d'Alien, privilège rare pour un européen. Donc, hier soir, voulant savourer encore sa dextérité graphique, puisant dans mes réserves j'ai ressorti le DVD d'un film, sorti en 1981, qui lui doit beaucoup: " Les maîtres du Temps " de René Laloux, grand spécialiste ( on lui doit "la planète sauvage "co-réalisé avec Topor )
Perdu dans un paysage désertique, survolant les arbres désséchés de la planète Perdide, un vaisseau spacial, désemparé s'écrase au sol. Le pilote, qui est accompagné de son jeune fils, avant de rendre l'âme parvient à contacter son ami Jaffar pour qu'il prenne en charge Piel ,son enfant . Piel se voit confier un micro qu'il baptise " Mike"émetteur récepteur lui permettant d'être guidé par ses protecteurs. Ce garçonnet est un peu une sorte de petit poucet galactique, il va se réfugier dans la forêt des Dolongues parsemée de dangers. Là haut, dans le vide intersidéral tout ne va pas pour le mieux, dans le vaisseau de Jaffar cohabite la princesse Belle et le prince Matton, fourbe individu sans scrupule qui s'est enfuit en emportant une grande partie du trésor de son royaume.L'appareil se pose sur une étrange planète, près d'un palais cerné par un vaste plan d'eau, Jaffar y retrouve Siblad, vieil aventurier truculent levant le coude plus souvent qu'à son tour.Spectacle étonnant d'étranges corolles se posent sur la surface de l'eau et s'ouvrent laissant s'envoler de curieux petits gnomes ayant la particulatité de lire dans les pensées.
Pendant ce temps Piel se voit voler son micro par un oiseau pensant qu'il s'agit d'un oeuf, le micro sera récupéré et un peu plus tard un hyperornithorynque , sorte de centaure farfelu le prendra en amitié.A bord du vaisseau le prince Matton communique avec Piel et le guide sournoisement vers le lac , bordé de plages, lieu extrèmement dangereux puisque fréquenté par des frélons géants se nourrissant du cerveau des mammifères....l'enfant est attaqué par ces cruels insectes mais sera sauvé grâce à l'intervention de la princesse Belle qui n'hésite pas à tirer sur le prince félon.Le Prince Matton vole une navette et se dirige vers la planète Gamma 10, poursuivi par Jaffar. Posés sur ce sol hostile, tous deux sont accueillis par des personnages ailés, tous semblables, pourvus d'un visage sans relief, sans yeux, ni oreilles ni nez...ils sont capturés et vont subir une terrible épreuve: ils vont perdre leur identité et ètre plongés dans le bain bouillonnant de l'indifférenciation et en ressortir comme ces êtres anonymes qui les ont saisis. Seul celui qui haîra son individualité rompra le maléfice, le Prince Matton faisant preuve de grandeur d'âme se sacrifiera et la machine à décerveler sera détruite. Toutes les crétures indifférenciés retrouveront leur identité et s'embarqueront à bord du vaisseau immobilisé en vol stationnaire.Le vaisseau pénètre en zone interdite domaine des maîtres du temps et l'on découvre que les colonisateurs manipulent le temps pour faciliter la conquête, la planète Pernide a été projetée 60 années en arrière et le petit Piel n'est autre que Siblad, le baroudeur, entré en agonie...à l'instar des marins son corps est placé dans une mini navette et laché dans le vide intergalactique....
THE END
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Marathonien : il ne faut pas lui chercher des cross Perroquet(Japonais) : c'est le Ara qui rit
SOS Médecins : Docteur j'y va ! Go ! Femme (très maigre) : c'est une plates formes
Cochons (élevés en plein air) : ce ne sont pas des porcs d'attache.
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES