Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques ,ci-dessus l'ensemble sculptural de l'église Saint Mériadec de Stival, commune annexée à Pontivy(Morbihan) en 1806( Saint Mériadec qui fut évêque de Vannes figure au centre).Cette église remarquable par ses vitraux datés de 1552 a été batie au XVIème siècle, au chevet un arbre de Jessé,scènes de la passion dans le transept droit.Une des grandes curiosité du lieu est la cloche de Saint Mériadec qui passait pour guérir les sourds, le recteur la posant sur la tête du malade.En 1860 Théodore Hersart de Villemarqué, auteur du "Barzaz Breiz" recueil de chants et complaintes populaires, fit un rapport à l'Académie des Inscriptions et belles lettres ,dévoilant le fruit de ses recherches concernant la mystérieuse inscription figurant sur cette cloche ( le terme de clochette lui conviendrait mieux vu sa taille réduite) Une cloche identique et du même métal : argent et cuivre, non fondue mais battue se trouve à Armagh, en Irlande et daterait de l'époque de Saint Patrick. Sur la cloche de Stival sont gravés ces mots mystérieux : Pir Turfic is Ti, Villemarqué en éminent celtisant , après étude approfondie souligne que ces mots sont de parenté très proche avec la langue Galloise et le Cornique et signifient littéralement : Doucement sonnant tu es et voici donc un mystère résolu.
Représentation théatrale la semaine dernière au théatre de la ville place Bouvet,à Saint Servan où nous sommes rendus Marie et moi: "Le Repas des fauves" de Vahé Katcha,adaptée et mise en scène par Julien Sibre, pièce d'une grande intensité interprétée par une troupe de grand talent qui s'est vue décerner plusieurs récompenses lors de la cérémonie des Molières 2011:Meilleur spectacle du théatre privé, Meilleur metteur en scène, Meilleur adaptateur/traducteur et Meilleur décorateur/scénographe, excusez du peu... Sous l'occupation, à Paris,Sept amis sont réunis dans un appartement parisien pour fêter l'anniversaire de leur hôte , Monsieur Victor Pelissier libraire.La soirée s'annonce conviviale en cette période troublée et ô miracle, chacun, malgré les restrictions a réussi à offrir des cadeaux inespérés :bas de soie,oeufs, roti et même une bouteille de champagne ! échange de compliments et d'amabilités mais voici qu'au pied de l'immeubles deux officiers Allemands sont abattus ! quelques instant plus tard la Gestapo investit l'immeuble et préleve des otages. Le commandant SS Kaubach pénètre dans l'appartement et reconnaissant Mr Pélissier à qui il a acheté plusieurs livres, il lui impose un marché: par " sympathie" le choix des deux otages est laissé aux bons soins des convives et il n'interviendra qu'à l'instant du dessert afin de prendre en charge les otages.
Dès son départ les hostilités sont déclarées , les masques tombent: Pascal Casanova, affairiste qui fait fortune dans le marché noir et s'accomode fort bien de l'occupation pense que l'argent achetant tout il rétribuera un volontaire consentant,Vincent, homosexuel cynique observe avec délice le comportement des commensaux, s'absentant pour prendre un bain, un observateur est envoyé dans la salle de bains afin de contrôler si, par hasard il ne serait pas Juif...Pierre lui, qui a appartenu aux Corps Francs et a perdu la vue dans les combats n'est pas du tout disposé à jouer la victime consentante, le bon Docteur Jean-Paul Pagnon estime qu'il doit absolument survivre, n'est-il pas au service de la société ? entre lacheté, compromission,attaques perfides, chacun et chacune montre sa face cachée et il arrive un moment ou aucune solution n'étant en vue Victor ne voit aucun inconvénient à proposer son épouse, Sophieaux appétits de Kaubach pour obtenir un compromis, l'offre échoue alors on tente l'option Vincent, au cas ou le SS aurait des préférences homosexuelles...nouvel échec. La tentation est à son maximum et finalement un évènement inattendu vient sauver les convives :Max auteur des coups de feu s'est constitué prisonnier, les otages sont relachés Le commandant Kaubach leur annonce leur remise en liberté, les invités quittent les lieux un à un, adieu l'amitié! le cruel et indécent déballage d'égoïsme et d'instinct de survie a tout détruit.Excellent spectacle ,la projection de films d'archives et d'animation, en fond de scène replace le drame ( qui parfois cotoie la farce..) dans le contexte historique, représentation oppressante mais ponctuée par des instants de grande drôlerie.
Tout en admirant le talent des différents acteurs je pensais aux similitudes de la pièce avec un film de Bunuel que je considère comme l'un de ses meilleurs :" l'Ange Exterminateur", le thème en est proche et les comportements humains semblables, rappelons le script : une soirée mondaine se déroule dans une magnifique villa de Mexico, les meilleurs représentants de la haute société font assaut d'amabilités, de louanges et voici qu'au beau milieu des festivités alors que certains invités s'apprêtent à rentrer chez eux, une mystérieuse malédiction créant un mur invisible infranchissable , empêche tout départ, dès lors l'atmosphère, au fil des heures se dégrade et l'ange quittant sa défroque, surgit la bête et toutes les ignominies prospèrent et seules quelques rares personnes font preuve d'humanité. Très grand film à revoir....
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Côte d'Azur ( par grand froid) : la promenade des onglées
Aérostier ( Allemand ) : c'est l'Allemagne de lest
Napoléon 1er ( son tailleur) : vive l'ampleur !
Concierge ( Egyptien) : ne donnez pas la clef au pâtre...
Médecin légiste :antipathique, trop de morgue !
Couturières (figurantes ) : elles préfèrent les films en 3 dés
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