Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques ci-dessus une vue de l'extraordinaire forteresse de la cité de Carcassonne, la plus vaste d'Europe, la double enceinte, de 3 kilomètres comporte 52 tours et c'est un spectacle impressionnant de contempler, en arrivant sur le site, ce merveilleux ensemble fortifié, juché sur le plateau à 150 mètres au dessus de la ville basse.Nous devons à Viollet le Duc la conservation et la restauration de cet ensemble unique remarqué par l'infatigable Prosper Mérimée défenseur acharné du patrimoine.Il existe un équivalent au Moyen-Orient, en Syrie : le formidable Krak des chevaliers longtemps impprenable mais qui succomba après plus d'une centaine d'années d'invicibilité.
Certains on reproché au célèbre architecte certaines innovations hasardeuses et en particulier l'utilisation d'ardoise pour couvrir la toiture des tours mais il semblerait que lors des travaux préliminaires des gisements de fragments d'ardoises aient été retrouvés ce qui peut s'expliquer par la présence des barons du Nord ayant occupé la région après avoir réprimé l'hérésie lors de la croisade dite des Albigeois.
Par contre il est d'autres lieux où la fantaisie de viollet le Duc s'est exercée, ainsi le château de Pierrefonds, près de Compiègne dont il ne restait pratiquement rien , qui a été littéralement reconstruit et on a là un monument tout droit sorti de l'imagination de Walt Disney où différents styles architecturaux cohabitent au détriment de toute vérité historique, la décoration intérieure conviendrait parfaitement comme décor à des remakes hollywoodiens .Paul Abadie à qui on doit le Sacré-Coeur de Montmartre à lui aussi participer à une de ces pseudos restaurations en reconstruisant littéralement la Cathédrale Saint Font de Périgueux, ornée de clochetons du plus mauvais goût, il a de plus utilisé des pierres débitées mécaniquement qui accentuent l'aspect artificiel du monument.
Moment d'intense et rare satisfaction,en compagnie de Marie, visionnage du film de Michel Hazanavicus "The Artist" attendu avec impatience par les cinéphiles, car outre le fait d'avoir été tourné en noir et blanc cette réalisation, tout comme aux débuts du cinémathographe est également muet...pari risqué , échec redouté mais gràce aux courage (ou l'inconscience?)du producteur, le projet a pu aboutir et c'est une merveilleuse réussite. Jean Dujardin s'est vu remettre le prix d'interprétation à Cannes et cette distinction est entièrement méritée.La qualité de son jeu, ses performances physiques, sa grande sensibilité, méritaient d'ètre distingués.Bérénice Béjo, sa partenaire est, elle aussi , criante de justesse, pétillante et convaincante, et de plus, ce qui ne gâte rien très jolie.Tout au début des premières images on croit ètre un instant au coeur d'une comédie alors qu'ils'agit en fait d'un mélodrame. Le réalisateur, indéniablement, connait l'époque des années vingt à fond et ambiance et décors corrrespondent tout à fait à l'époque.
Le héros de l'histoire Georges Valentin, star adulée du muet, excécrable cabot infatué de lui même, prétentieux et un tantinet mégalo voit son étoile pâlir avec l'arrivée du parlant et tombe peu à peu dans l'oubli puis dans la déchéance, Peppy Miller, figurante obscure qu'il a aidé à ses débuts s'adapte parfaitement et devient LA grande star adulée. Inévitablement le destin de l'acteur fait penser au film de Billy Wilder " Boulevard du Crépuscule" alias "Sunset Boulevard"grande réussite du cinéaste, qui nous plonge dans l'atmosphère sombre et déprimante de cette ex star du muet qui n'a pas fait le deuil de sa gloire passée, Gloria Swanson y joue le rôle de Norma Desmond mais c'est en réalité la chronique de la vie de Mary Pickford, ex petite fiancée de l'Amérique que l'irruption du parlant plongea dans l'anonymat, malgré quelques tentatives de retour. 1927 " Le chanteur de Jazz " débarque en trombe sur les écrans, révolution qui va briser la carrière de nombreux acteurs : voix criarde, accent prononcé, inaptitude à s'adapter aux nouvelles techniques, le progrès est sans pitié, il en fut ainsi des canuts lyonnais qui, incapables de s'adapter aux avancées technologiques connurent faim et misère enchainés à leurs métiers obsolètes...Charlie Chaplin fut l'un des rareq a demeurer longtemeps fidèle au muet avant de se résigner, il faut admettre qu'il en fit parfois trop et un film comme " Un roi à New York" terriblement bavard n'apporte rien à sa gloire. Laurel et Hardy passèrent le cap avec succès,le génial Buster Keaton ,lui, survécut avec peine (ah Le Mécano de la Générale ! chef d'oeuvre de cocasserie et de loufoquerie délirante! )
Mais foin d'hors sujet, il faut courir voir ce film, le spectacle en vaut la peine et quel réconfort !!!
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Indolents : l'apathie est en danger Etalon( western) : le crin sifflera trois fois Bombe H : ultime atome
Marquise : les bons comtes font les bons amis Patron ( turc ) : c'est le boss fort SDF: pauvre R
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
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