Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, aujourd'hui hommage à Bosc artiste talentueux qui sut mettre à nu toute l'absurdité de la condition humaine, son oeuvre se distingue par son humour noir bien particulier , cocasse et provocateur, teinté discrètement d'un désespoir qui le mènera au suicide en 1973. C'était un observateur acide et sans pitié de la vie conjugale, des snobismes, des méfaits du progrès, de la condition militaire ( dont il parlait en connaisseur ayant servi dans l'armée de De Lattre de Tassigny puis durant 3 ans en Indochine)des incohérences de la vie sociale.Humoriste de haut vol le succès ne put vaincre la mélancolie et le désenchantement qui le rongeait. Ces deux dessins sont extraits de l'album "Voyage en Boscavie" , tome 1, préfacé par Raymond Devos qui retrouvait dans ce monde singulier, l'univers qui était le sien.
Grand moment de satisfaction en découvrant, par hasard, sur la chaîne Direct 8,ce petit chef d'oeuvre de loufoquerie, sorti en 1968 "Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages " débordant de trouvailles visuelles, de gags et surtout irrigué par les dialogues si singuliers de Michel Audiard, metteur en scène , scénariste et dialoguiste.
Démarrage sur les chapeaux de roues, Jacky(Mario David), transexuel un peu précieux , entouré de sa garde rapprochée de minets, vient d'attaquer un fourgon blindé et après dynamitage,à récupéré une cargaison de lingots d'or.Malheureusement pour lui, Fred l'élégant (André Pousse) a eu vent de l'affaire et à son tour Jacky est victime d'une violente explosion sur le chemin du retour et le trésor change de mains.Rita ( Marlène Jobert), la fiancée de Fred succombant aux propositions de partage de Charles ( Bernard Blier ) dit " Le Téméraire " a trahi sa confiance et à nouveau les lingots trouvent un nouveau propriétaire.
La félonie, hélas est parfois mal récompensée et notre jolie rouquine si croquante n'a droit à aucune compensation et est même houspillée vertement ce qui déclenche une crise de rage et de pleurs: on me frappe, on me dit des gros mots et en plus on me pique mes sous!!!
Mais la gueuse n'a pas dit son dernier mot et décide de faire appel à sa tontine " Léontine " ( Françoisse Rosay ) connue autrefois sous le surnom de " la flingueuse ". Léontine, quittant son paisible retraite des bords de la Méditerannée monte à Paris et entreprend de faire le ménage, escortée de son fidèle chauffeur Casimir (Robert Dalban )Elle prend ses quartiers dans l'hôtel ( ex maison close ) tenu par Ruffin ( Paul Frankeur) et le grand nettoyage commence....
Prenant les intérets de sa nièce en main la tontine utilise les grands moyens : tirs, explosions si bien que Monsieur Charles lui même, poussé par la gravité des évènements est dans l'obligation de revendre son stock d'or au plus vite. Malheureusement pour lui c'est un remake de l'arroseur arrosé et il se fait rouler dans la farine par un escroc qui le paye non en beaux dollars mais dans une monnaie exotique : le Bolivar , monnaie qui n'a jamais mis les spéculateurs en transe...
Fred l'élégant rumine sa vengeance et récupère les billets tant convoités mais Léontine, lancée sur ses traces va le traquer et lui faire rendre gorge. Pendant ce temps Rita, qui a jeté son dévolu sur Tiburce ( Claude Rollet ) neveu de Mr Charles, rêve de passer aux choses sérieuses et se documente sur les fantaisies érotiques en dévorant avidement les pages de " La vie spermatoïzaire en milieu Amazonien "Le neveu n'est guère doué mais s'améliore. En fin de compte l'infortunée Rita sera grugée par sa tontine et pressée d'épouser le candide et pacifique Tiburce.
"Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages" n'est certes pas le type de film devant lequel les critiques de "Télérama" et "Libération " tombent en pamoison mais quelle gouaille, quelle fantaisie, quelle trouvailles de vocabulaire, mais quel régal quand Léontine durant les négociations avant mariage, lâche : l'amour,oui l'amour mais je ne parle pas du superflu, comment allez vous vivre ? autre exemple : commentant une saillie de Mr Charles, l'un de ses hommes de main ( au beau visage d'australopithèque) sort : c'est une métaphore ! ce à quoi lui répond un de ses acolytes : c'est pas une métaphore c'est une périphrase !
Durant le petit déjeuner réunissant Rita, Léontine et Tiburce, parodiant Jacques Demy, Audiard fait chanter le neveu : je voudrais cocotte confiturer ta biscotte ! Eh oui! en ces temps calamiteux ou les mauvaises nouvelles s'accumulent il est réconfortant de se réjouir en se régalant de ce petit trésor de drôlerie, et Michel Audiard depuis son refuge peut être fier d'avoir engendré un garçon talentueux qui, dans un domaine différent du sien, enrichi le cinéma Français .
Curieuse découverte en lisant l'aricle paru dans "Le Pays Malouin" consacré aux projets d'urbanisme qui verra une nouvelle route passer à seulement 8 mètres du bassin Vauban où sont ancrés de nombreux voiliers, ce qui perturberait fortement la tranquillité des plaisanciers et l'on apprend avec surprise que la grande majorité de ces bateaux ne sortent pratiquement jamais du port, il est vrai que le passsage de l'écluse est une contrainte, mais il exixte certains de ces hardis navigateurs qui ne changent leur mouillage qu'une seule fois en 4 ans, lors de la route du rhum, quand il faut céder la place aux quatamarans et trimarans de haute mer... l'autre plan de mouillage " Les Bas Sablons" directement relié à la mer est fréquenté par des personnes qui, eux, hissent plus souvent les voiles pour connaitre les joies du nautisme. C'est d'ailleurs à cet endroit que le mystérieux Docteur Godard fut aperçu pour la dernière fois....
Tout ceci n'est pas sans rappelé la chanson des " Frères Jacques " : encore heureux qu'il est fait beau et qu'là Marie-Joseph soit un beau bateau.... n'est pas Tabarly qui veut ....
PETIT PROPOS SANS IMPORTANCE
Eleveur de lapins: Pour communiquer il utilise le téléphone à rable
Usages provencaux : pastis oui mais pas gnôle
Ambiguité sexuelle ( en Allemagne ) : herr ma frau dites ?
Prêtre: maître d'autel Chansons à boire : saoule music
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