Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques ci-dessus une photo de la toile que je viens d'achever:"horizon infini" huile 73x54, contrairement à certaines toiles créées dans l'effort, abandonnées plusieurs jours, reprises et délaissées, celle-ci a suivi sa route tranquillement jusqu'aux dernières touches.
Craignant que le film ne soit retiré de l'affiche avant que je ne puisse le voir je me suis donc rendu au "Vauban"où est projeté " Harry Potter et les reliques de la mort" ultime ? épisode qui permet, à nous autres humbles Moldus de retrouver Harry, Hermione et Ron, valeureux héros, guerroyant contre les forces du mal. Cette fois Harry affronte le maléfique Voldemor, prêt à tout pour pour anéantir son ennemi, lui qui avait déjà, dans le passé, assassiné ses parents .Une innovation bien au goût du jour : le film est en trois D ce qui lui apporte un atout supplémentaire ( mais certaines personnes supportent très mal le procédé ) la magie opère toujours, notre héros et ses amis évoluent dans les magnifiques décors de Pouldard ,les effets spéciaux sont parfaitement au point et certaines scènes sont véritablement époustouflantes, comme celle de l'assaut final des troupes de Voldemort contre les défenseurs du bien : incendies, destruction, ruines il y a là comme des relents des combats de rue de Stalingrad quand soldats soviétiques et Allemands mouraient pour un pan de mur, plongés dans le sang, la poussière et les décombres.
Voldemor semble triompher mais notre brave et indestructible super sorcier, à deux doigts de succomber parviendra à détruire ce condensé de haine cruelle et malfaisante. La paix retrouvée, l'heure de la fin de la lutte ayant sonné Harry saura avoir le triomphe modeste, entouré par ses indéflectibles amis , et puis, nous voici transportés 19 années plus tard et dans la fameuse gare Londonnienne, ou l'antique locomotive à vapeur est sous pression, nous retrouvons Harrry, Hermione et Ron, mariés, pères et mères de famille,ayant à peine vieillis, accompagnant leurs enfants qui eux aussi, à leur tour ,vont gagner l'internat de Pouldar, est-ce l'annonce de nouvelles aventures ? le retour de Rémus Lupin , expert en maléfices mais si sensible à l'influence de la pleine lune qui le fait se métamorphoser en loup Garou ?
L'arrivée de la TNT a ceci de bénéfique c'est que maintenant, en scrutant bien la programmation on peut se délecter de ces films cultes qui sont rarement diffusés, ainsi TMC, Dimanche transmettait "La Traversée de Paris "cette comédie dramatique de grande qualité réalisée par Claude Autant-Lara , cinéaste de talent auteur (entre autres) de : l'Auberge Rouge, le Diable au corps, la Jument verte, En cas de malheur....dans " La Jument Verte" il retrouvait, 3 ans plus tard, Bourvil qu'il avait révélé dans la Traversée, lui qui était abonné aux rôles de benêt demeuré. La Traversée de Paris, cruelle et merveilluse comédie mettant à jour la vie sous l'occupation Allemande avec ses profiteurs faisant fortune alors que tant d'autres subsistaient misérablement , documentaire sans pitié sur les petites lâchetés au quotidien.Le scénario, extrapolation d'une nouvelle de Marcel Aymé peut être considéré comme un chef-d'oeuvre, les dialogues d'un cynisme glacial, les décors d'un Paris sinistre, ne sont pas sans rappeller l'esthétisme des films expressionnistes des années 20-30.Faute d'un budget suffisant le film fut tourné en noir et blanc et c'est tant mieux, la couleur n'aurait pas fait ressortir la bassesse des comportements ni l'angoisse et l'inquiétude où étaient plongés les Parisiens. La scène du café oû ont trouvé refuge Martin ( Bourvil) et Grandgil (Gabin) demeure dans les annales , quand Grandgil apostrophe le couple de tenanciers du bistrot :50 ans chacun, cent ans le lot, cent ans de connerie ! Mais qu'est-ce que vous êtes venus foutre sur terre nom de Dieu ! vous n'avez pas honte d'exister ? et ne pas oublier non plus le terrible et méprisant : salauds de pauvres ! Autre séquence inoubliable: les hurlements frénétiques de Grandgil dans la cave de l'épicier ( de Funès) : Mr Jambier 45 rue Joliveau ! JAMBIER ! JAMBIER ! JAAAAMBIER !!!!Marcel Aymé aurait été farouchement opposé à la présence de Bourvil dans ce film mais après la projection il a reconnu s'ètre fouvoyé et s'est déclaré ébahi par la performance de l'acteur.
Ce même Dimanche, un peu plus tôt, découverte, par hasard, sur France 5 d'un documentaire : Une maison, un écrivain avec les commentaires de PPDA.Bien que n'appréciant pas spécialement l'ex présentateur de F1, ses interviews bidons de Castro, ses plagiats à répétition et cette mégalomanie qui le pousse à se mettre en vedette face aux caméras et aux objectifs des reporters photographes, je dois admettre que cette émission était particulièrement interessante.Nous voici dans le Bas Meudon où vécut et mourut Louis Ferdinant Céline, alias Docteur Destouches, natif de Courbevoie.En aparté et objectivement remarquons que ce génial écrivain n'a pas bénéficifié de l'hommage qui lui était dut, suite à la dérobade du ministre de la culture, il est vrai qu'il n'y a aucune mesure entre les deux hommes et on ne peut situer leur oeuvre respective dans la même sphère: entre le récit sordide de "la mauvaise vie" ode à la perversion ordinaire et "Voyage au bout de la nuit " monument humain et littéraire, il y a la distance abyssale qui sépare le lombric de l'aigle Royal.
On peut réprouver le pamphlétaire frénétique de "Bagatelles pour un massacre" et de "l'Ecole des cadavres" mais le génie de l'écrivain a été la source où se sont abreuvés nombre d'écrivains de moins grande envergure.Nous voici donc dans l'antre du misanthrope ( qui malgré son exécrable réputation se dévouait au service des plus pauvres donnant des consultations gratuites), ah lointaine époque où la médecine était considérée comme un sacerdoce....comme les temps ont changés....la caméra explore les lieux et l'on découvre les coulisses de la création, l'univers de l'écrivain, les activités de son épouse Lucie Almansor donnant des cours de danse aux gamines du quartier.On ne peut s'empêcher d'établir une troublante similitude entre Paul Léautaud et Céline, vivant tous deux en ermites, loin des projecteurs, entouré d'animaux de tout poil ,évoluant dans un capharnaüm où ils retrouvaient quand même leurs marques.
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Borhinger ( Romane): non, elle n'est pas Gothique ! Obèse (sans complexe) : allez graisse !
Personnalité (arabe) : Ah Rachid, c'est une huile !
Cantador (grimpeur) : je ne crois pas que le tour m'allait...
Blessé ( guerre civile Russe) : un bol chaud, vite !
Eve ( et le serpent ) : C'est la belle au boa dormant
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES