Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, admirez ci-dessus un lavis du génial Victor Hugo , touche -à -tout inspiré qui explora des domaines variés , chaque fois avec succès.Il est un lieu dans Paris où l'on peut prendre conscience de l'inventivité du créateur et il s'agit bien sûr du Musée Victor Hugo, Place des Vosges, qui est sans conteste une des plus belles places de la capitale, chef-d'oeuvre d'équilibre architectural,parfait exemple du style Henri IV-Louis XIII: briques rouges et chaînage de calcaire. Charleville-Mézières, patrie d'Arthur Rimbaud possède elle aussi une place de toute beauté,la Place Ducale, soeur jumelle de la Place des Vosges ( les deux architectes étant frères on peut y voir plus qu'une coïncidence...) seule différence : le terre- plein central n'est pas arboré.
Les dessins et lavis du grand homme sont un témoignage sur la vision du Moyen âge qui était la sienne, Moyen âge héroïque , hors du temps,perdu dans les brumes exaltées du romantisme, avec ses burgs nichés au sommet de falaises abruptes, ses paysages égarés dans des brouillards oppressants.Avec peu de moyens Hugo a engendré des images fortes, anticipant l'expressionisme Allemand des années vingt.
On retrouve tous ses rêves en pénétrant dans l'hôtel de Rohan Guémené où il vécu de 1832 à 1848, passant d'une pièce à l'autre le monde baroque et surprenant de l'écrivain dévoile ses mystères extravagants.Tout d'abord ces meubles qu'il créa pour Juliette Drouet, ces consoles tarabiscotées, sa chambre où prédomine la couleur rouge et son monumental lit à baldaquin. Grand amateur d'exotisme on peut aussi admirer la pièce chinoise et ses très belles poteries. Le poète ne faisait pas dans le style zen et il y a cette pièce dont murs et plafonds sont recouverts d'un papier peint aux motifs floraux qui donne l'impression d'être enfermé dans une bonbonnière...déjà à son époque existaient les produits dérivés puisqu'on peut admirer ces calendriers à son effigie, les multiples bustes et même une encre portant son nom...je n'ai pas revisiter le musée depuis des lustres, mais promis! juré! lors du prochain voyage j'y cours!
Hier soir visionnage en DVD du film de John Huston :" Le trésor de la Sierra Madre" sorti en 1948 avec pour interprètes Humphrey Bogart ( Dobs) Tim Holt ( Curtin) Walter Huston (Howward ) et accessoirement père du metteur en scène,Bruce Bennet ( James Cody) Barton Mac Lane ( Mac Cormick)Oeuvre forte placé sous les signe du courage vain menant à l'échec fatal ( autres exemples : Moby Dick, Le Faucon Maltais ) du même réalisateur)Huston retrouve Bogart son acteur fétiche, formidable de présence et de vérité.
L'action se situe en 1925, au Mexique,Dobs vagabond Américain vérifie les résultats de la loterie : perdu, le voici sans un peso , sur le trottoir il mendie quelques piécettes auprès d'un compatriote huppé ( John Huston lui-même) et se rend dans un restaurant où un gamin parvient à lui vendre un nouveau billet de loterie ( tirage dans trois semaines ) rabroué par le même Américain fortuné il se fait embaucher , en compagnie de Curtin,comme charpentier par Mac Cormick chef de chantier,pour travailler sur une ile: dures conditions de travail sous le soleil, journées interminables , heures supplémentaires illimitées mais l'espoir de toucher une bonne paie.
Retour sur le quai de départ, Mac Cormick doit aller chercher l'argent à la banque, les travailleurs attendent, les heures passent et constat amer : ils se sont tous fait grugés.Une seule ressource : l'asile de nuit où se retrouvent tous les miséreux et là ,Howward vieux chercheur d'or conte ses réussites et ses échecs de prospecteur.
Fortuitement Dobs et Curtin rencontrent dans la rue Mac Cormick vétu de ses plus beaux atours qui les invite à venir boire un pot, la conversation s'envenime, bagarre, les deux hommes prennent le dessus et récupère dans le portefeuille du contremaître ( bourré de billets) la somme qu'il leur devait. Certes ils se sont remplumés mais l'avenir est incertain et Dobs propose à son collègue de partit prospecter et dans la foulée ils rejoignent Howard et lui soumettent leur projet, mais il faut quand même un minimum d'investissement : outillage, montures, vivres,armes: coup de chance inouï Dobs s'aperçoit qu'il a gagné six cent pesos à la loterie, le projet prend corps et les voici dans le train qui les mène dans la lointaine contrée où ils auront toutes les chances de réusssite.Le train est attaqué par des bandits mais repoussés et nos trois aventuriers , après s'être équipés partent en direction de la montagne, bravant la chaleur,la jugle et les vents de sable et contrairement aux prévisions, Howard, le viel homme est celui qui s'adapte le mieux aux conditions extrèmes et à la fatigue.
Dobs, tout à fait novice pense avoir trouver un filon mais Howard, l'expert , voit de suite qu'il ne s'agit que de pyrite, brillant aussi, certes, mais sans valeur.
Enfin arrivés à pied d'oeuvre le camp s'organise : création d'un mini barrage pour disposer d'une réserve d'eau nécessaire pour le lavage des terres, creusement d'une galerie qui s'effondre sur Dobs et il ne doit la vie sauve qu'à l'aide de Curtin. Les jours, les semaines et les mois s'écoulent et petit à petit la récolte s'avère excellente. Si Curtin et Howard gardent la tête froide, Howard par contre, est saisi par la fièvre de l'or et son comportement tourne à la paranoia, suspectant ses compagnons d'en vouloir à son or et à sa vie.
Leurs efforts sont payants, voici que la part de chacun est estimée à 25000 Dollars mais Dobs possédé par son avidité exige que le travail soit poursuivi jusque ce que le gain soit de 50000 ou mieux 75000Dollars.
Lors de l'approvisionnement au village, dans la vallée Curtin rencontre un compatriote ;James Cody qui va le suivre et parvenir au camp: panique dans la petite bande : qui est cet homme ? présente-t-il un danger ? Dobs est partisan de l'abattre mais au petit matin changement de stratégie : un groupe de bandits approche et se fait menaçant il leur faut se défendre et la fusillade s'engage, coté mexicain il y a des morts et également Cody.
Leur décision est prise: il faut quitter le camp et après avoir remis en ordre les abords la petite troupe charge les ânes, après avoir pris soin de recouvrir les sacs d'or de fourrures afin de passer pour des chasseurs.Lors d'une halte des paysans surviennent en demandant leur aide : un enfant du village s'est noyé.Howard qui a quelques connaissances se porte volontaire et suis les paysans, demandant à ses compagnons de l'attendre dans un village situé à quelques jours de marche.
Parvenu au village, en pratiquant la respiration artificielle il parvient à réanimer le gamin et le voilà devenu un héros, les villageois insistent pour qu'il prolonge son séjour.
Rien ne va plus entre Dobs et Curtin, chacun soupçonne l'autre de vouloir le tuer, Curtin parvient à désarmer Dobs mais succombant au sommeil Howard prend sa revanche, le réveille et l'entraine dans les bois pour le supprimer, il tire et l'abat.
Dobs toujours aussi halluciné s'apprête à repartir, ravi car il dispose maintenant des parts d'Howard et de Curtin, quand il s'avis de vérifier si son compagnon est bien mort : stupeur le corps n'est plus là ! ( des indiens ont découvert Curtin inanimé et l'ont emporté au village o^se trouve Howard ) mais il se rassure puisqu'il a entendu auparavant le rugissement d'un puma.
Dobs poursuit sa route, après une longue traversée d'une zone aride , à bout de forces il arrive près d'un point d'eau, il s'y précipte ainsi que les ânes transportant l'or mais en levant la tête il aperçoit un groupe de bandits qui le menacent, il dégaine mais son révolver ne contient plus de balles, c'est l'assaut final et dans la lutte inégale qui suit un membre de la bande le décapite.
Les bandits s'empare du convoi et insoecte les chargement , ils découvrent les sacs et pensant qu'il ne s'agit que de terre destinée à alourdir les fourrures, il les vides sur le sol... Arrivés au village voisin ( d'où était partis Howard, Curtin et Dops, plusieurs mois auparavant )ils tentent de vendre les âne et la cargaison de fourrure, mais un enfant reconnait la marque du propriétaire et ils sont livrés au Fédérals qui vont les fusiller peu après. Entre-temps Howard, Curtin ( qui n'est que blessé à l'épaule) et l'escorte de villageois arrivent sur place, ont leur indiquent l'endroit où les brigands avaient fait halte et là ils découvrent les sacs vides.... ce qui déclenche l'hilarité d'Howard, adieu fortune, adieu cet or si durement gagné mais il s'est fait une raison, il est trop vieux maintenant pour l'aventure, les villageois l'ont adoptés, il vit comme un coq en pâte, cosidéré comme le médecine man, vivant dans le calme et la sérénité. Curtin lui songe à regagner le texas afin de verser quelques dollars à la veuve de l'infortuné James Cody tué lors de l'attaque des bandits.
Tenacité et courage n'ont pas triomphé du sort et de la malchance, tant d'efforts pour des sacs vides...Dobs, lui, rendu fou par son avidité a payé de sa vie sa trahison et sa cupidité délirante.
THE END
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