Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, grand moment de bonheur mardi dernier avec la représentation en direct depuis la Comédie Française de la pièce de Feydeau "Un fil à la patte ", diffusée sur France 2. Ci dessustrois des protagonistes : La Baronne Duverger (à droite) sa fille (à gauche) et au centre Miss Betting (Guillaume Gallienne).Fidèle à lui même Feydeau manie avec une folle dextérité quiproquos et coups de théâtre, les portes claquent, on se cache, on se poursuit.les décors et les costumes sont superbes
L'intrigue est assez simple :Fernand de Bois d'Enghien,(Hervé Pierre) fétard tardivement revenu sur le droit chemin doit signer le soir même le contrat de mariage qui l'unira à la fille de la Baronne Duverger mais un obstacle d'importance se présente sur sa route : il lui faut rompre avec sa maîtresse Lucette Gauthier chanteuse de cabaret très éprise,mais ne sachant comment s'y prendre il remet cette corvée à plus tard et il subtilise tous les exemplaires du Figaro dans lequel, à la chronique mondaine, son mariage est annoncé.
Pour l'heure il déjeune chez Lucette et les invités arrivent l'un après l'autre dont le ventripotent Ignace de Fontanet renommé pour l'insupportable odeur qu'il dégage,Nini demi mondaine fait son entrée (la jolie Céline Samie )puis Bouzin (Christian Hecq ) auteur de chansons grivoises et clerc de notaire de son état, vient présenter sa dernière oeuvre à la chanteuse , et apercevant un magnifique bouquet anonymement offert il y glisse sa carte de visite afin de se ménager les bonnes grâces de Lucette, celle ci découvre, au fond du panier une bague ornée d'un beau diamant, le texte de Bouzin jugé stupide peu avant, devient du coup d'une grande beauté poétique.
Mais la supercherie est dévoilée quand apparait le Général Irrigua, putchiste Bolivien en fuite qui ,lui ausssi ,fait la cour à la chanteuse et il s'avère que c'est lui qui a envoyé gerbe et bague.Fou de jalousie le général (interprété sublimement par Thierry Hemcisse qui lui attribue un cocasse accent qui rappelle le Général Alcazar héros de l'Oreille Cassée, Tintin et les Picaros et autres albums...) demande à Bois d'Enghien quel est le nom de l'amant de Lucette, tremblant de peur , le couard lui donne le nom de Bouzin et il s'ensuivra des poursuites du plus haut comique.
Un peu plus tard, chez la Baronne, alors que Bois d'Enhien attend la signature du contrat de mariage, Lucette fai son entrée, invitée à chanter pour l'occasion : stupeur de l'une et de l'autre, la chanteuse finira par apprendre la vérité et préparera sa vengeance, prétextant un changement de costume elle se dévêt ainsi que Bois d'Enghien, victime de démangeaisons depuis qu'elle a glissé un épi dans ses sous -vêtements. Grandissime scandale quand la Baronne et la promise découvrent le couple en tenue légère, tout est rompu et l'on retrouve Bois d'Enghien, seul à présent dans son appartement, Lucette réapparait et sortant un pistolet menace de se suicider, incidemment l'ex amant découvre qu'il s'agit d'un accessoire de théâtre et fou de rage chasse définitivement Lucette " Le fil à la patte" !
Bouzin fait sa réapparition cette fois comme clerc de notaire, le Général surgit et agresse à nouveau l'infortuné Bouzin, mais la porte de l'appartement se referme et Bois d'Enghien se retrouve en caleçon sur le palier et sous la menace du pistolet factice dépouille ce pauvre Bouzin de ses vêtements. La pièce touche à sa fin : la Baronne et sa fille réapparaissent, tout est oublié car la future épouse s'est soudain éprise de Bois d'Enghien après avoir appris ses aventures sentimentales agitées ( alors qu'auparavant elle lui reprochait d'être terne et sans saveur pensant qu'il s'agissait d'un vieux garçon...)
Ainsi tout est au mieux dans le meilleur des vaudevilles possible : Lucette convolera avec le Général et ce pauvre Bouzin, en caleçon est interpellé par la police pour tenue indécente et emmené au poste....
Séance cinéma mercredi en compagnie de Marie, petite peur en arrivant car la file d'attente est assez longue, heureusement il ne pleut pas et nous parvenons rapidement aux caisses. Nous allons visionner "Les Femmes du 6ème"Un film de Philippe Le Guay. Dès les premières images nous voici plongés dans l'atmosphère des années soixante , De Gaulle est à la tête de l'état, l'économie est prospère, on peut avoir des mots avec son employeur, claquer la porte et retrouver un travail deux jours après...
Rien ne va plus chez les Joubert : Bernadette , la bonne bretonne, à leur service depuis vingt cinq ans donne son congé et voici nos " braves " bourgeois qui se retrouvent sans domestique ! l'horreur !
Suzanne Joubert suivant les conseils de ses amies engage une jeune Espagnole : Maria ,qui par chance parle Français pour l'avoir appris au couvent. Jean-Louis Joubert, agent de change descendant d'une longue lignée de financiers apprécie dès ses débuts que Maria sache parfaitement préparer l'oeuf coque du matin.
Lui dont la vie conjugale navigue entre ennui et routine découvre peu à peu ce monde mystérieux qui vit au-dessus de sa tête : les femmes du sixiéme, et il va de découverte en découverte , il apprend ainsi que les occupantes des chambres ne disposent d'aucun confort : pas de lavabo, pas de chauffage et en prime des wc communs engorgés et d'une saleté repoussante.Il va immédiatement prendre les choses en main et apporter un peu de bien-être.
Au fil des semaines Jean-Louis Joubert ressent une grande sympathie pour ces bonnes Espagnoles si vivantes et joyeuses malgré leurs dures conditions de vie et, durant un conseil d'administration, il intervient en faveur de Conception, femme battue et lui trouve une loge de concierge où elle pourra revivre. Devenu très populaire le voici invité à la pendaison de crémaillère de Conception, les heures passent dans la joie et l'euphorie et comme il rentre chez lui à une heure tardive, lui d'habitude si ponctuel, sa femme , quand il lui dit la vérité le soupconne de la tromper avec la Messaline dont il a pris le patrimoine en charge. Entrant dans le jeu son épouse il acquièsce et elle, folle de rage le chasse du domicile conjugaL.Lui calme et serein trouve refuge dans leur chambre de bonne, au sixiéme, qui jusqu'àlors servait de debarras et là, dans ces dix mètres carrés il retrouve la paix et la liberté, il peut lire tranquillement, éouter la radio ou ses microsillons, l'Eden presque....Enfin il revit et les Espagnoles partant pour la Gare Saint Lazare,un matin, pour se rendre à Lisieux en pélérinage, il leur propose de les y mener dans sa voiture, chose dite, chose faite et les voici partis, pique nique le midi et retour le soir.
Il se sent de plus attirer par Maria ( la très jolie Natalia Verbeke) et un beau jour, fatalment elle se retrouve dans son lit. Mais Maria est fille mère, engrossée par un riche propriétaire terrien elle était devenue la honte de sa famille ( Franco dirigeait le pays )et son fils a été placé dans un orphelinat, ausi ayant retrouvé sa trace elle part illico presto pour l'Espagne, sans laisser d'adresse.Trois ans plus tard les chose ont bien changer, les Joubert ont divorcé, Suzanne vit avec un peintre et Jean-Louis part pour l'Espagne retrouver une des bonnes Espagnoles qui pourra, pense-t-il lui donner une piste pour retrouver Maria.Arrivé à bon port il est accueilli à bras ouvert mais on ne lui donne aucun renseignement et seul le mari lui indique que sa bien aimée habite à quelques kilomètres de là et une fois sur place Jean-Louis découvre Maria étendant son linge, elle le voit et lui sourit, nouveau départ, à quarante ans ?
Evcellent film dominé par un Luchini sans excès, sobre, parfait en bourgeois BCBG, la distribution Espagnole est éblouissante, Carmen Maura, la plus connue est comme toujours parfaite d'émotion, pour ce qui est de Sandrine Kiberlain je la trouve morne et sans éclat ( c'est mon opinion et je la partage...)ce n'est pas le type d'actrice qui fait vibrer, en résumé voici une fable douce amère que l'on suit sans ennui aucun, parsemée de remarques judicieuses sur les travers des classes présumées" supérieures " . Cerise sur le gateau :Marie qui porte souvent des jugements extrèmements sévères a apprécié ce film, c'est dire....
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Analphabète : c'est l'inculte de la personnalité Transformateurs : ils ont la pire haleine
Usages Provencaux : Pastis mais pas gnôle Tueur (d'abattoir) : appellez le mon saigneur
Ermite : ce n'est pas un pro fête Brus: ce ne sont pas toutes des belles filles
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard