Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques ci-dessus une peinture murale, souvenir d'une visite à la cathédrale Sainte Cécile dont l'austère silhouette de forteresse cache des merveilles que l'on découvre en franchissant le seuil: jubé de style flamboyant ( de la série de statues qui l'ornait il n'en est resté que quatre après le passage des iconoclastes fanatiques de la période révolutionnaire...) après avoir admiré une série de peintures dues à des artistes Italiens, l'immense peinture du jugement dernier, sur la paroi occidentale frappe le regard par son intensité dramatique et l'on n'est pas loin du monde de Jérome Bosch ou de Breughel l'ancien.
En compagnie de Marie, sortant de ce lieu où l'on s'émerveille à chaque pas, nous nous rendimes non loin de là dans le Palais de la Berbie qui abrite un grand nombre d'oeuvres de Toulouse-Lautrec léguées par sa mère et d'autres membres de la famille:fusains, dessins, huiles,affiches, lithographies.Au fil des salles on découvre les portraits de Jane Avril, Valentin le désossé, Aristide Bruand.C'est dans la salle 9 que l'émotion baigne dans l'atmosphère ,c'est là que sont regroupées les grandes toiles consacrées aux maisons closes entre autres " Au salon de la rue des Moulins ", dans ces teintes violacées, sur ces visages blafards la détresse de ces femmes dites "filles de joie" irradie le tableau entier et on ressent une grande pitié pour ces pauvres créatures livrées au premier venu et tenues de garder le sourire.
Je relis en ce moment quelques chapitres du passionnant ouvrage de Bruno Bettelheim, intitulé " Psychanalyse des contes de fées " paru en 1976 chez Robert Laffont.L'auteur éminent psychologue pour enfants fut un des spécialistes des travaux sur les enfants autistes, né en Autriche il se rendit aux USA après une année passée dans les camps de concentration de Buchenwald et de Dachau. Il enseigna à l'Université de Chicago et a publié de nombreux ouvrages dont'"Les blessures symboliques " Nul doute que les souffrances vécues lui ont fait affronter avec ses tripes, et non en auditeur détaché des contingences matérielles, les tourments et les épreuves de ses jeunes patients.
Dans ce livre Bettelheim analyse nombre de contes très connus tels " Le petit Chaperon Rouge" " Blanche Neige " ou "Cendrillon" et en décortique toute la symbolique, démontrant tous les bienfaits qu'un enfant peut en tirer émotionnellement, ces contes apportant chacun une pierre à la construction de son édifice mental, l'amenant à conjurer ses peurs, ses craintes , ses jalousies.L'auteur l'indique clairement : les contes de fées ne traumatisent pas l'enfant mais en décrivant inconsciemment des situations qu'ils ont vécu ou vivront,ces histoires qui peuvent paraitre souvent comme irréalistes leur suggèrent :il y aura des épreuves à venir, il faudra fournir des efforts mais viendra ensuite le réconfort et le succès.
Contrairement à une littérature édifiante destinée aux enfants, le conte de fée lui, ne passent pas sous silence le côté sombre de l'être humain, il l'aborde à sa façon et en tire une morale en indiquant que des solutions sont possibles, que le bonheur n'est pas une béatitude permanente mais que le fait d'avoir traversé des épreuves nous fait l'apprécier en toute lucidité.
Séance cinéma l'autre jour avec" l'homme qui voulait vivre sa vie " Thriller d'Eric Lartigau, interprété par Romain Duris,Marina Foïl et Niels Arestrup.Cet excellent film est une illustration parfaite du " syndrome de Blanquette", la chèvre de Monsieur Seguin, rappelons nous le récit : la petite chêvre vit heureuse, attachée à un pieu au plus bel endroit du pré entouré d'aubépines,avec suffisamment de corde, jusqu'au jour où elle se dit en regardant la montagne : comme on doit être bien là-haut...et l'on connait la suite, malgré la mise en garde de son maître le loup la mangea...
Dans le cas présent, même scénario :Paul Exben brillant avocat d'affaires mène une vie sans problème: belle maison dans une banlieue chic, une jolie femme, deux beaux enfants, aucun souci d'argent mais rien de tout celà ne le satisfait: il consacre tous ses loisirs à la photographie jusqu'au jour, où,sur un coup de folie il tue l'amant de sa femme photographe professionnel : le sort en est jeté il vivra sa passion,il usurpe et endosse l'identité de sa victime et brûlant ses vaisseaux part au Monténégro pour y vivre sa vie si longtemps révée.
Officiellement on le croit mort , il entame sa nouvelle vie, le directeur Francais d'une revue axée sur l'art , alcoolique bourru mais perspicace remarque son talent, le recommande à une collaboratrice et la machine se met en route, le succès est là , son exposition fait un tabac et une galerie Londonienne lui fait un pont d'or mais il doit se soumettre à une séance photo.... catastrophe ! dépassé par sa supercherie il prend la fuite à nouveau,la fin de sa course folle ménage une surprise inattendue. Douglas Kennedy, auteur du livre dont est tiré le film n'a pas caché sa satisfaction car si les lieux et les personnages ont une autre dimension, l'atmosphère d'origine n'a pas été trahie et pour moi ce film mérite le détour, ne serais-ce que pour la performance de Romain Duris et l'étonnante prestation de Niel Arestrup .
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Barbu (portant le bouc ): il se parfume à l'after chêvre Botbail (chat japonais):c'est gai chat
Médecin sans frontières ( Russe) : Docteur j'y va! Go !
Himalaya (expéditions pour l') :les hommes partent et Eve reste
Eaux minérales( politiques): Vichy:déshonorant Evian : pas glorieux Contrex : c'est vil
Maison close ( à deux niveaux): désservis par un escalier à vices
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard