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Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.

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La peinture à l'huile c'est bien difficile 167

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Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques    , ci-dessus une photographie prise rue de l'Ouest, il y a quelques années déjà, avant que l'appétit féroce des promoteurs de tous poils ne s'abatte sur le quartier, plus efficace qu'un raid de superforteresses,détruisant tous ces souvenirs accumulés, joies et peines.Certes beaucoup de ses immeubles ne payaient pas de mine ( c'est à deux pas de là que Brassens , le magnifique, le tendre, le modeste, vécut ses années d'anonymat) beaucoup n'étaient que des taudis, abritant une population humble ,pauvre et laborieuse. Dans les nouvelles constructions de standing les bobos ont pris leur place, impossible maintenant pour les smicards, vu le prix du mètre carré , d'espérer vivre en ces lieux:prenez le chemin de banlieues lointaines et sinistres, manants! ne quittez pas vos clapiers....

Je me souviens de cette rue, où, au hasard d'une flanerie attentive,on pouvait découvrir de petits trésors sans prétention, sur une facade ou dans une arrière-cour,dans le cas présent ces trois grâces offraient le spectacle de leur plastique impeccable, serrées l'une contre l'autre dans une niche située au-dessus d'une porte cochère apportant quelques minutes de rêves aux prolos rentrant du travail.

Ont-elles achevé leur existence sous la forme de gravas concassés comblant une ancienne carrière ou alors, avec plus de chance ont-elles été achetées par un brocanteur avisé et décorent-elles, aujourdh'ui ,une demeure chic?......

Hospitalisation de plusieurs jours au Centre Hospitalier de Saint Malo, belle ( ? ) occasion pour prendre conscience de la relativité du temps, dans la cas présent, réduit à une inactivité forcée , les minutes et les heures voient leur durée ressentie vécue avec un décalage que l'atmosphère de ces lieux particuliers attise inévitablement.

Hier soir Marie et moi étions spectateurs de " L'illusion conjugale " pièce de Eric Assous (  Molière 2010 du meilleur auteur ) interprétée par Jean-Luc Moreau ( également metteur en scène ) Isabelle Gélinas et José Paul.

Cette comédie moderne,  aux dialogues perfides et corrosifs n'a pas provoqué un enthousiasme délirant chez Marie qui a jugé tout ceci plat ,inodore et sans saveur....à l'exception du décor qu'elle a particulièrement apprécié.

Pour ma part , bien que convenant que le thème abordé ( deux époux jouent le jeu de la vérité et s' avouent leurs trahisons et coups de canifs dans la contrat ) est assez conventionnel je ne suis pas resté insensible aux réparties vitiolées et à la mise à nu des personnages dépouillés des oripeaux du paraitre et de la comédie sociale.

Je ne pense pas qu'un film ou une pièce de théatre n'ont de valeur que s'ils sont " Chiants" ( une anecdote me revient à l'esprit,avant la guerre il existait un journal parisien " Le Temps " réputé pour son sérieux et son austérité ,ancètre du "Monde " à un jeune rédacteur nouveau venu demandant au rédacteur en chef quel devait ètre le style et la forme des articles , ce dernier lui répondit : faites emmerdant....)

Voilà pourquoi votre fille est muette et voilà pourquoi aussi je me méfie commme de la peste des critiques de "Télérama" ( entre autres...) qui portent au pinacle un film d'une durée de 2 h 30 ou l'on voit deux personnages enfermés dans une cuisine,discutant du sens de la vie avec toutefois une scène d'action lorsque l'un des deux se lève, marche vers la machine à café, se verse une tasse et reviens s'asseoir arborant le faciès de Toutankhamon libéré de ses bandelettes...si par chance le film ne fait que 50 000 entrées durant 6 mois, Alléluia ! c'est le chef-d'oeuvre du siècle.....

La semaine dernière, visionnage du DVD " Le Boucher " que je considère comme l'un des films le plus accompli de Chabrol. Bizarrement Woody Allen et lui ont cette perticularité de faire alterner de grandes réussites avec des réalisations vraiment mineures, un film comme " Le cheval d'orgueil " me semble ètre comme un coucou nichant dans un nid ( aire) d'aigle : costumes bien proprets, paysans rasés de près sortis tout droit d'un musée ethnographique évoluant dans des longères impeccables quasiment prêtes à habiter pour le parigot fortuné qui bénificiera peut-ètre d'une vue sur la mer....

Mais "Le boucher " tourné à Trémolat en Périgord évolue dans d'autres sphères :Popaul, commerçant modèle amoureux transi de la belle et un peu sauvage institutrice, tente de lui plaire en lui offrant gigots et cotelettes. Ancien militaire de carrière, rescapé de l'Indo et de l'Algérie, le souvenir des scènes sanglantes dont il a été témoin, le hante.

On apprend vite qu'il n'a pas eu une enfance baignant dans la tendresse: le père ce salaud, mauvais boucher de surcroit, avec lequel il a rompu les ponts durant des années, ne revenant au village que pour asssister aux obsèques du géniteur.

Première scène: mariage du collègue de Mademoiselle Hélène qui est assise aux côtés de Popaul, sensible à l'ambiance conviviale tous deux sympatisent et peu à peu, dans les jours et les semaines qui suivent ils deviennent un plus proches, tandis que l'atmosphère du village s'assombrit, les estafettes de la gendarmeries circulent dans les rues, les chiens policiers se lancent sur des pistes incertaines : le cadavre d'une fillette a été retrouvé égorgé, les enfants de l'école sont en émoi. Popaul ( Jean Yanne convaincant et vrai ) est invité dans les appartements de mademoiselle Hélène, après le dégustation du gigot direction  Sarlat pour une séance de cinéma. Popaul entre peu à peu dans la vie de mademoiselle Hélène ( qu'elle était jolie Stéphane Audran ! ) et participe à la sortie scolaire : cueillette des champignons et s'avère être un champion hors classe. Alors qu'ils sont isolés tous deux il déclare sa flamme mais l'institutrice répondant gentiment à sa demande refuse d'ètre embrassée ( un grand amour déçu lui a laissé le coeur à vif, elle ne veut plus revivre cet épisode )

Popaul en prend son parti et prend part à une séance de bal costimé dans la cour de l'école sur fond de menuet. Mademoiselle Hélène entretient avec le boucher de chastes rapports d'amitié et pour son anniversaire lui offre un briquet.Quelques temps plus tard la classe part visiter un grotte de la région et lors du pique nique suivant la sortie le cadavre de la femme du collègue de mademoiselle Hélène est découvert à deux pas de là et ô stupeur l'enseignante découvre le briquet de Popaul, près du corps, elle le ramasse et n'en dit pas un mot aux enquêteurs.

Quelques jours plus tard, un soir, Popaul la hèle depuis la rue , elle l'invite à monter ; il vient de Périgueux et apporte un bocal de cerises à l'eau de vie et lui proposant une cigarette l'allume avec le fameux briquets : ouf ! ses frayeurs disparaissent et il retrouve toute sa confiance. La semaine suivante se proposant pour repeindre le plafond du logement de fonction, en cherchant des chiffons il découvre son briquet dans un tiroir de la commode et il le reprend.Hélène arrive peu après, Popaul retourne chez lui, elle ouvre machinalement le tiroir: plus de briquet! ! l'effroyable vérité lui apparait soudain.Le soir même, à la nuit tombée, Popaul l'appelle depuis la rue et demande à lui parler, terrorisée elle se précipite et verrouille toutes les portes, sauf une qu'elle oublie et Popaul fait son apparition dans la classe, un cran d'arrêt à la main : elle tente de le raisonner mais il n'a pas d'intentions agressives, il avoue tout : les crimes, son amour pour elle, sans espoir et se plante l'arme dans le ventre.Hélène retrouve son sang-froid, le soutient, le cale sur le siège passager de sa 2 CV et prend la route de l'hôpital, le chemin est interminable, les phares éclairent la chaussée, les arbres défilent, Popaul est au plus mal, de plus en plus faible, dans un murmure il fait à mademoiselle Hélène le récit des derniers mois, les tourments de son amour sans espoir. A l'arrivée à l'hopital , dans un souffle il lui demande : embrassez moi! elle s'exécute aussitôt avec une infinie douceur,très belle séquence dans le hall d'accueil : le chariot est poussé dans l'ascenseur, le voyant rouge :OCCUPE clignote puis s'éteint, dans l'escalier les infirmiers lui crie : nous n'avons rien pu faire il est mort lorsque la porte de l'ascenseur s'est ouverte...

 

PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE

 

Naufrage : Les mousses tiquent      

Blessures ( au combat ) : C'est la lésion étrangère

Chanteuses lyriques : Des si belles   Indiens: Exercent-ils leur droit de réserve ?

Métaux non ferreux : Qu'est-ce qu'on irait faire ailleurs ?  Scientologie : C'est une secte symbole

 

 

MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES

 

Bernard


 




 

 

 

 

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