Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, je vous présente uns huile datée des années 80 et réalisée sur panneau médium mélaminé, j'ai utilisé ce support à plusieurs reprises, puis l'ai abandonné en raison d'abord du poids et ensuite des dificultés d'encadrement.
J'ai enfin reçu l'envoi d'Arte boutique : les 2 dvd consacrés à Méliès, comportant " Le cinémagicien" de Jacques Mény, " Le grand Méliès " de Georges Franju et pour couronner le tout: 15 films de Georges Méliès.
Ainsi que le disait Edgar Morin, ce touche à tout de génie "est le presdigitateur qui mit le cinématographe dans un chapeau pour en faire sortir le cinéma" Quel régal de visionner ces courts métrages si riches en trouvailles, baignant dans la poésie, la fantaisie et le délire le plus irrationnel. On a peine à croire que ces films datent pour le plus ancien de 1898 " Un homme de tête " et pour le plus récent " le locataire diabolique " de 1909, tant les trucages sont époustouflants,et son passé de magicien explique la grande qualité des effets spéciaux, le 7ème art débutait à peine et déjà Méliès développait une technique sidérante au service de féeries minutieusement réglées.
Un peu plus tard, son oeuvre sera allègrement pillée par les réalisateurs occupant depuis peu le site encore rustique d'Hollywood. C'est un crève coeur de savoir que la plus grande partie de ses films ont été détruits dans l'indifférence générale. Alors que les Max Linder ( lui aussi beaucoup pillé) Buster Keaton et autres Chaplin connaissaient la gloire, lui totalement ruiné survivait chichement dans sa petite boutique de jouets installée dans un hall de l'ancienne gare Montparnasse ( il est cinq heures Paris s'éveille," sur le Boulevard Montparnasse la gare n'est plus qu'une carcasse" )
Tombé dans l'oubli le plus complet il fut retrouvé en 1928 vendant des jouets, pour quelques sous, lui qui avait connu le succès et la notoriété au début du siècle....
En découvrant ces petits chefs- d'oeuvre ont retrouve l'état d'esprit des spectateurs de l'époque émerveillés de voir la vie et le mouvement s'animer sur l'écran, merveilleux "voyage dans la lune" avec ses savants barbus, en redingote, embarquant dans leur obus et découvrant sur notre satellite, les agressifs Sélénites.
Autre bande inouïe d'innovation, si proche des numéros de transformistes au music hall: " le locataire diabolique " ( qui devrait être prescrit aux propriétaires abusifs...) les objets, les meubles sont entrainés dans un tourbillon échevelé.
Petit trésor de poésie délicate: " les cartes vivantes " , valets, rois, dames se métamorphosent prennent vie puis retournent dans leur carcan de bristol.
2 DVD qui font connaitre l'univers fantasmagorique de Méliès ( beaucoup plus tard un réalisateur comme Tim Burton tracera son sillon dans la lignée de l'illustre précurseur...)
Je feuillette , au jour le jour ,le livre d'Yvan Christ paru il y a déjà un certain temps: " Les métamorphose de la côte d'Azur " édifiante confrontation entre les images anciennes des villes et celles actuelles où apparaissent les dérives aberrantes qui durant plus d'un siècle ont bouleversé le visage et le paysage d'une région, et les paroles de Léo Ferré dans "les temps difficiles me reviennent en mémoire :" flot de béton et de bétise"
Pourtant il y a parfois des exceptions qui étonnent: on pourrait croire que Saint Tropez a été une des victimes prioritaire des aménagements anarchiques rançon de l'attrait touristique et de l'avidité des promoteurs, il n'(en est rien et en comparant des vues des années 1910 avec d'autres plus récentes on s'aperçoit que l'environnement a été engrande partie repecté, exempla a méditer pour d'autres sites qui ont perdu leur âme.
Sainte Maxime, l'infortunée ! a vu la mer reculer pour laisser place à un large Boulevard et une charmante jetée transformée en large parking, tandis qu'une végétation d'importation ( les palmiers) a remplacé la végétation d'origine (pin rustique) mieux intégrée au paysage et plus authentique.
Que de regrets en voyant les vues anciennes du Cannet,, vers 1875, à l'origine petit village discret blotti au sein de la forêt; ; depuis le mal a gagné , le désordre a triomphé et des cohortes d'immeubles rongent les collines, ah comme Baudelaire était dans le vrai lorsqu'il déclarait ;" le coeur des villes change plus vite que le coeur des humains "
Image disparue d'un Marseille voué à la mer, sur cette photo ancienne, datant de 1906, le canal de la douane bordé de maisons, en partie conservées où les barques sagement rangées,se reflétant dans l'eau donnaient un petit air vénitien à ce lieu aujourd'hui comblé et remplacé par une large avenue bitumée, nostalgie, nostalgie....
A Nice aussi l''assaut du béton a triomphé de ces "vieilleries obsolètes " et voici un gigantesque immeuble posé comme un paquebot dans la baie des Anges et qui pourrait tout aussi bien avoir été implanté à Copacabana où dans un lieu indéfini, sous le soleil, pieds dans l'eau à deux pas d'un casino où se pressent la Jet Set.....F
TABLEAU DU JOUR : LES PIERRES MEURENT AUSSI HUILE 92x73
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Trosky : Camé Léon ? Montre bracelet : Bras, ce laid Furet : tu pue toi !
Canari; Toujours serein Couleurs : Le bleu est de Prusse mais le rouge est de Lille
Malentendants: Vos gueules les muettes ! Gay : Sot d'homme
DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Bernard