Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.
Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, pour vous cette photo d'un canal de Bruges avec en arrière-plan l'église Notre-Dame surmontée d'un clocher de 120m de haut ( record Européen il me semble) Bruges surnommée " la Venise du Nord " comme l'est également sa grande soeur Amsterdam. Cette ville dégage un charme inouï et lors de ma visite, il y a plusieurs années, malgré le froid, puisque il s'agissait de la période de Noël, j'étais sous le charme des ses monuments de brique de style gothique si bien conservés, beauté du Biguinage, de la place du marché et de son impressionnant beffroi ( je garde un excellent souvenir de son escalade, de là-haut la vue est superbe....)
Lundi 24 Mai le festival international du livre et du film " Etonnants voyageurs " fermait ses portes à Saint Malo après trois jours d'intense activité offrant de multiples possibilités aux curieux de toutes sortes depuis " la Russie invitée d'honneur " " l'aventure du film Océans " " l'Iran dévoilé " " peuples de Sibérie" présentés le Samedi jusqu'à " Le souci de gens " de France Aubenas, " L'Afrique est-elle maudite" "Le littoral menacé" avec Erik Orsenna, le Dimanche. Le lundi, dernier jour, des offres variées proposées aux visiteurs : "Charcot et l'Antartique" " Grozny, chronique d'une disparition " "Quand la Chine entre en BD"
Chaque jour le salon du Livre et les nombreux stands offraient séances de signature et un choix incomparable d'ouvrages : albums de BD, Fantastique, récits de voyage, livres jeunesse et même des séquences culinaires telles " lecture apéritive, l'amour du jardin " autour d'Olivier Roellinger ou"La grande aventure des légumes".
Quelques jours avant le début de la manifestation un article, paru dans "Ouest France" avait attiré mon attention. Il s'agissait d'une critique particulièrement élogieuse d'une BD parue chez Denoël, dessinée par un artiste russe complètement inconnu: Nicolaï Maslov. Il n'existe aucune tradition de la Bd en Russie et seuls quelques auteurs internationnaux se font timidement connaitre depuis la désintégration de l'Union Soviétique, et justement le travail de ce dessinateur tient du miracle. Sans aucun modèle il a en quelque sorte redécouvert la mise en page et le graphisme des albums traditionnels.
Chose rarissisme tous ses dessins sont réalisés au crayon, sans l'emploi d'aucune couleur et il faut reconnaitre que le procédé se prête admirablement à ses récits.Dimanche après-midi, après avoir feuilleté , de çi, de là quelques ouvrages je me suis arrêté à hauteur de stand d'Actes Sud et ai remarqué
l'album " une jeunesse soviétique" de ce fameux Maslov. Dès les premières pages je fus subjugué par le ton et le graphisme de cette autobiographie brute, douloureuse et sans fards.
Il s'agit d'une vie livrée sobrement baignant dans l'environnement désespérant d"une société " sans classes...." ( que d'aucuns en France nous présente comme un avenir radieux baignant dans le bonheur...) ces images de la déchéance et de la désespérance ont des accents quasi Dostoiewskiens et bizarrement j'y ai retrouvé l'atmosphère des souvenirs d'enfance de Maxime Gorki dans " En gagnant mon pain" , lus il y a bien longtemps de cela. Donskoi, en 1941 en tira un film admirable de sobriété jouant sur les subtilités des noirs et blancs.
Dans son village de Sibérie Occidentale, allongé sur son lit le jeune Nicolaï rêve de Paris :Quelles sont les couleurs préférées des Parisiennes cette saison ? " la vie est rude mais la nature si belle, et dès l'enfance il se prend de passion pour le dessin et part le carnet à la main croquer arbres et horizons sans limites, captant la voix lointaine d'une radio il se rend d'amour pour la France et chance ,récolte un exemplaire de "l'Humanité Dimanche"et à tout hasard envoi un courrier à la station.
Serioga, le copain est mobilisé et c'est l'occasion d'échapper au terible ennui et une beuverie interminable commence, la vodka coule à flot ,une expédition se forme pour aller punir les gars du village voisin, bagarre, le sang coule.
A son tour le voici appelé sous les drapeaux et embarqué pour un voyage qui l'emmene jusqu'en Mongolie ( à l'époque de fortes tensions règnent à la frontière chinoise ) et c'est l'apprentissage des gaités de l'escadron : sous officiers sadiques, brimades, coups, vexations et les longues heures d'instruction politique. Il part à l'aventure et du haut d'une colline découvre l'amoncellement incroyable d'armement: blindés, hélicoptères, roquettes et tombe par hasard sur un cimetière des armées blanches.
Le voilà libéré et ô surprise , alors qu'il ny pensait plus il a reçu une lettre de la station Française qu'il relit une centaine de fois , cette lettre est un signal, il quitte le village et intègre une école d'art. Parfois les élèves partent dessiner en plein air,avec, au loin les fumées des usines d'armement baptisées " Fabrique de jouets pour enfants" " usine de fauteuils pour handicapés"
Un peu plus tard il fait la connaissance de sa future femme et c'est le départ pour Moscou en 1979, il prend conscience d'une vérité élémentaite:" Quand on fait parti d'un troupeau, qu'importe qu'on y soit le premier ou le dernier" Dans la capitale il exerce divers métiers; boulanger,toutes dortes de petits jobs jusqu'au jour où, répaondanr à une annonce il est engagé dans une galerie d'art ( des plus conventionnelle : prtraits de Lénine, joyeux kolkhosiens oeuvrant pour les camarades prolétaires ....) il se remet au dessin mais à l'époque seuls les menbres de l'Union des peintres pouvaient exposer, il tente donc sa chance en présentant ses oeuvres sur un banc, dans un perc et ausssitôt intervention de la milice et menaces...Il décide d'entrer à l'Institut Polygraphique, ses dessins retiennent l'attention de la commission mais s'aperçoit vite en écoutant les conversations de couloir "moi mon oncle est un ponte de la culture...tout est pipé, l'important c'est d'avoir ses entrées partout... qu'il ne sera pas du nombre des élus.
Il sombre dans l'alcool, ses compagnons de beuveries sont de joyeux lurrons: "nous autres on est des moins que rien ! " "ouais, on compte pour que dalle ! " l'aventure s'achève à l'hopital psychiatrique et ses méthodes progressistes : " trente comprimés par jour guériraient n'importe qui de n'importe quoi ! ) il quitte enfin cet eden et deviens gardien d'immeuble, ainsi s'achève l'album, en lisant la préface d'Emmanuel Carrère on apprend que, la même année, le gérant de la librairie maison d'édition Pangloss qui publie la première traduction russe d'Astérix, voit arriver Maslov, qui se jetant à l'eau lui montre ses planches et ce sera le point de départ , pendant trois ans il percevra 200 dollars par mois et signera un contrat. Ainsi que le souligne le préfacier, on retrouve dans cet album le monde décrit par Tchekov : rues boueuses, beuveries, résignation. Monde impitoyable :les statistiques officielles font état de 7000 morts annuels par bizutage....
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Généticien : cette histoire de clones quel cirque ! Lévitation : Quand Gourou ?
Peintre ( de la côte normande ) : tiens voilà du BOUDIN ! Animaux ( de la forêt ) Bison futaie
Rongeurs ( à portées multiples) : Rat vigueur hé! Marée noire : l'Atoll ondule laid....
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Bernard