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Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.

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La peinture à l'huile c'est bien difficile 135

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 Salut à vous ô visiteuses et visiteurs uniques, je lisais hier soir un ouvrage consacré aux dessins et aquarelles de Daumier et j'en extrais ce dessin plume et lavis, réhaussé de blanc intitulé " le bon argument " daté de 1850-1855. Qu'y a-t-il de changé dans le monde judiciaire ? voici un vieil avocat levant vers le ciel une main qui se veut convaincue, comédien redondant cherchant l'effet qui pourra convaincre le tribunal. Aujourd'hui peut-ètre défend-t-il un violeur incestueux alors qu'hier il tentait d'apitoyer sur le destin d'une malheureuse victime d'inceste. 


Grand mouvements de manches, trémolos, arguments humanitaires, références philosophiques,depuis des siècles la même scène se joue: insincérité, tromperie, hypocrisie et imposture....et suivant que vous serez puissant ou misérable, soit vous êtes embarqué, en 1ère classe ,sur le paquebot du grand maître du barreau, soit vous êtes en fond de cale du cargo poubelle de l'avocat commis d'office....

 

Il y a de grandes nuances dans le domaine de la tromperie: le comédien s'investit dans un personnage qu'il n'est pas mais le rend authentique alors que l'avocat malgré ses oripeaux et ses effets oratoires n'est que lui-même....

 

Comédie, comédie, le monde politique est en tout point semblable au monde judiciaire et à l'image des avocats qui s'invectivent furieusement et se retrouvent après l'audience ,réunis sur les  banquettes  de la brasserie du coin, les adversaires politiques trinquent gentiment à la buvette de l'Assemblée....après les affrontements télévisés ( qui nuisent souvent à l'image des politiques quand la caméra, balayant l'hémicycle, découvre, égarés sur les bancs, deux pelés et trois tondus, parfois moins...)

 

 

Singulier personnage que Daumier, longtemps cantonné dans un rôle d'amuseur alors que c'est un grand maître du dessin, polémiste au regard acéré qui s'essaya aussi à la sculpture en reprenant ses personnages favoris, tel Ratapoil, colonel efflanqué, nostalgique du 1er Empire et agent de propagande de Napoléon III ( avant le coup d'état) Chose curieuse, physiquement, Ratapoil rappelle beaucoup Don Quichotte que l'artiste a représenté à maintes reprises: silhouette longiligne, crâne osseux , longues moustaches ( du Dali avant l'heure ?)

 

Il y a du Goya dans l'oeuvre de Daumier, la célèbre litho " rue Transnonain" est de la même veine que " les caprices" ou " les désastres de la guerre" et à l'encontre de nombres de caricaturistes actuels qui se font mordants sans trop de risques, il paya de sa personne en passsant six mois dans une geôle de la prison Sainte Pélagie.

 

Daumier grand maître du dessin était admiré de ses pairs, Ingres, venait en cachette, chaque jeudi admirer les dernières parutions du "Charivari", Delacroix copiait les planches des baigneurs,Corot lui acheta une oeuvre et Baudelaire voyait en Daumier une sorte d'alter égo, lui qui comprenait la profonde tristesse des saltimbanques qui veulent faire rire, le dessin à la plume, crayon estompé et lavis réhaussé de sanguine intitulé " maigre recette ou les saltimbanques " en est l'exemple même: la mine grave, coiffé de son chapeau de pitre, l'homme accompagné de sa femme partenaire et de son fils maigre et efflanqué, porte la chaise sur laquelle  il s'exhibait et regagne sans doute un garnis sordide et sans confort, l'enfant transporte dans une boite metallique les quelques piécettes qui ne  pourront pas assurer un repas décent.

 

Hier après-midi, Marie et moi avons assisté à la projection du dernier film de Luc Besson :" Les aventures extraordinaires d'Adéle Blanc-Sec".

J'avais consulté quelques critiques et des esprit chagrins, faisant la fine bouche ( est-ce parce que Besson a été un des rares cinéastes a ne pas prendre la défense de Polanski ?)sussuraient que, oui ce n'est pas mal mais qu'on n'y retrouve pas l'esprit de la BD de Tardi....


Effectivement, pour qui a lu les albums de Tardi le film n'est pas une transcription aveugle et fidèle de l'oeuvre, mais c'est le cas de toutes les adaptations cinématographiques, passer d'un roman de 800 pages à un film de 1h45 exige de condenser  certains passages ,d'en d'escamoter certains passages et d'en amplifier d'autres. Mais dans le cas présent Tardi n'a pas été mis au pied du mur et a eu son mot à dire.

 

Louise Bourgoin est parfaite en Adéle (je l'aimais moins quand elle jouait les dindes de service sur Canal +...) elle apporte dynamisme et spontanéité au film, sorte d'Indiana Jones au féminin.

Il est vrai que l'atmosphère du film est assez éloigné de l'atmosphère un peu glauque et oppressante de la BD mais durant les 1h45 de projection je n'ai ressenti aucune lassitude, j'ai même été admiratif devant la qualité des effets spéciaux et la reconstitution extrèmement fidéle des années de " la belle époque " Besson ne serait-il pas la réincarnation du génial Méliès, avec beaucoup plus de moyens à sa disposition...

 

J'ai apprécié les dialogues, souvent caustiques ainsi que les faciès extraordinaires des personnages qui eux semblent sortir tout droit des albums de Tardi ; chose rare de nos jours le spectacle est classé tout public et l'on pourra y emmener ses rejetons ,ils apprécieront la séance.


 

PETITS PROPOS SANS IMPORTANCES


 

Tintin au pays de l'or noir: Tintin et Mouloud     Grand chef de cuisine (couronné): Nappons Léon

 

Tracas C  = Remu  é       Moche T  = Beau  T           Entre chats : aimés des petits rats

 

Bouge hotte :  Fébrilité du père Noël                       A bord d'âge : pire hâte

 

Père Hoquet : voilà pourquoi votre fille est mouette

 

 

MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES

 

 

Bernard




 

 

 

 

 

 


 

 

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