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Présentation de mes toiles tentative d'explication de mes intentions,libre journal concernant mes goûts dans le domaine artistique.

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La peinture à l'huile c'est bien difficile 118

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Salut à vous visiteuses et visiteurs

Ce soir voici en cadeau une toile de Magritte qui n'est peut-ètre pas parmi les plus connues mais qui comme chaque oeuvre du peintre ravit et déconcerte.

Hier, j'exhume une des cassettes de la série " Regards sur la peinture " ( mais oui les enfants ! avant que n'existent les DVD on pouvait regarder des films enregistrés sur bande magnétique, on trouvait aussi des lanternes magiques et puis, dernier recours : les ombres chinoises ! ) cassette consacrée au peintre Belge.

Premier coup d'oeil, la dernière demeure de Magritte sise au nonante sept de la rue des Mimosas dans un quartier résidentiel de Bruxelles, une maison qui ressemble étrangement à celles qui figurent sur nombre de ses tableaux et c'est ici qu'est décédé le 15 Août 1967 ce créateur de rêves.

Aucune trace d'exentricité dans cet intérieur bien rangé, typique d'un petit bourgeois avec ses meubles de style Louis XVI ; petite fantaisie cinq pendules sonnant toutes en même temps et une collection de coqs en céramique, posés çà et là. Le peintre avait horreur des voyages, ne prenait jamais l'avion , détestait la voiture ( il avait brièvement possédé une Lancia qu'il n'avait gardé que 5 jours...) préférant de loin prendre le tramway.

Eh oui ! comme nous sommes loin des clichés touchant les artistes, Magritte, toujours vêtu à quatre épingles ( comme Breton d'ailleurs , qui cultivait  une certain élégance ) costume cravate, ne correspond en rien au portrait robot du rapin: Cheveux longs, gras et sales, toujours entre deux joints, deux vins et vivant dans une soupente où s'agite une cohorte de modèles nus, qui bien sur, paient de leur personne...

Il suffit de se rendre place du Tertre pour plonger dans le monde du factice ,du paraitre, chacun joue son rôle en parfait figurant, tentant de recréer un monde disparu depuis longtemps, j'aime à imaginer les pensées de ces touristes naïfs qui croient sincèrement que là, sur cette place où s'entassent des artistes d'opérette, il y a quelques génies méconnus ( mais qui perceront c'est sur ) dignes émules d'Utrillo ( qui n'a peint sur le motif qu'à ses débuts mais qui ensuite travaillait en intérieur d'après des cartes postales) ou de Toulouse-Lautrec.

Partez en paix candides passants, vous regagnez votre pays, avec sous le bras une croûte que vous avez payé bon prix mais qui bientôt, vaudra de l'or, vous en ètes persuadés....

Mais ce bon La Fontaine avait depuis longtemps abordé le sujet dans " le corbeau paré des plumes de l'aigle " et " L'âne vêtu de la peau du lion " ....

Magritte, dans une interview, confessait aimer les tâches de rousseur, les jeunes filles courant dans la rue et l'humour subversif...

Il est né à Lessines en 1898, et, curieuse coïncidence, à deux pas d'une gare ressemblant étrangement aux gares que l'on retrouve dans les tableaux de Delvaux.

Il retient de sa petite enfance des scènes qui l'on marqué, en particulier cette mongolfière qui avait atterri sur le toit de la maison paternelle ( évènement réétulisé dans une toile ) en compagnie de ses frères il fréquente " le Cinéma Bleu " émerveillé par les films de Méliès ( un extrait de l'homme à la tête de caoutchouc figure dans la VHS , c'est un régal ) et les exploits de Fantomas et sans doute y a-t-il nourri son imaginaire.

Père tailleur, mère modiste, les affaires marchent mal et c'est le déménagement dans une sinistre ville industrielle, à proximité d'un canal et une nuit c'est le drame,sa mère, se lève en pleine nuit, seulement vêtue de sa chemeise de nuit et se jette dans le canal, on retrouvera le corps le lendemain, la tête recouverte par un pan de sa chemise, Magritte est agé de 14 ans et longtemps après on retrouve dans plusieurs toiles le souvenir de ce malheur, avec des personnages la tête cachée sous un tissu.

En 1913, à Charleroi, il rencontre dans une fête foraine, Georgette qui plus tard deviendra sa femme pour la vie ( elle posera pour tous les nus et portraits)

A 18 ans il entre à L'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, fief alors du symbolisme, il en retiendra la technique, se méfiant de ses camarades posant déja à à l'artiste à la recherche d'un statut officiel.

C'est en 1919 qu'un ami de régiment lui fait découvrir le futurisme, rencontre décisive, aussitôt il se lance dans cette voie, malheureusement ses oeuvres ne font pas recette et pour gagner sa vie il entre dans une entreprise de papier peint.Plus tard il découvre De Chirico et là révélation: il sait maintenant vers où se diriger et il peint en 1926" le jockey perdu " tableau qui possède toutes les caractéristiques de ses futures créations.

Il rejoint le groupe surréaliste et vivra de 1927 à 1930 au Perreux-sur-Marne et part en vacances avec Dali, Breton, Desnos.

Désormais maître de son art il suivra son chemin parsemé d'énigmes poétiques où l'imaginaire réaliste peuple ses toiles avec toute la précision minutieuse d'un alchimiste inspiré gardien des mystères, détenteur d' elixirs magiques....

En compagnie d'amis il tourne de petit films ( quelques extraits dans la VHS) ou non sens et absurde se côtoient.
Changement à vue, brusque revirement, au grand désappointement des amateurs; il aborde sa période " plein soleil" aux thémes différents en utilisant une technique proche de celle des impréssionnistes ( bizarrement De chirico a lui aussi abandonné un certain temps son univers particulier pour se consacrer à des peintures d'un style classique )

Il reviendra à des créations conforme à ce qui fait sa notoriété et en 1950 il particiera à la création de 8 panneaux pour le casino de Knokke le Zoute, intitulés: le monde enchanté.
 Il connait un très grand succès et peine à répondre aux nombreuses commandes, en tre temps il obtient le prix Guggenheim pour l'e,semeble de son oeuvre, est-ce une prémonition? quelques jours avant sa mort il dessine une main inerte et décède peu après....

QUELQUES MOTS SANS IMPORTANCE

Savane
: eh!  les faons !     Antimoine : métal banni des monastères    Charrie T : pauvre S

Tempète de neige : Blizzard, vous avez dit Blizzard ?                                  Bugatti : c'est de l'art Gus ?

Pyromane : c'est la flamme de ma vie 

Gel ( rupture ses caténaires ) : c'est l'abominable ohm des neiges



MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES



Bernard




































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